Événements globaux

De Hylenor Wiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La création du Monde

"Il n’y avait que des nuances de ténèbres [...]"

Au départ, le monde n’était qu’un immense vide. L’absence de toute matière et de tout concept de temps. Il n’y avait que des nuances de ténèbres, de l’obscurité profonde au gris insipide. Au milieu de ce chaos sans forme se trouvait Ao, l’Unique, le Tout-Puissant. Ao décida de mettre de l’équilibre dans cette confusion. Utilisant son pouvoir infini, il créa la lumière. Partout où la lumière brillait, les ténèbres reculaient. Partout où les ténèbres avançaient, la lumière disparaissait. Ao fit que les deux soient égaux et ainsi le monde trouva une première harmonie.

Pour maintenir l'équilibre entre les deux forces, Ao créa Erèbe et Luée. Erèbe, avait pouvoir sur l’obscurité. Luée quand à elle, régissait la lumière. Les deux cohabitaient et utilisaient leur pouvoir sciemment, toujours dans le but de conserver l’équilibre des deux forces. Ao décida d'ajouter quelque chose à sa création; il voulut créer la matière. Il créa un plan d'existence où il forma les premières flammes. De cet amas de puissance naquit Uguns, le Primordial de feu. Dans la même ligne il forma la roche, et Zeme le Primordial de Terre prit vit. Pour insuffler la vie dans les êtres qu'il voulait créer par la suite, Ao créa l'eau, et Udens apparu. Enfin, pour combler le vide des trois autres éléments, Ao forma l'air, et Gaisa émergea du vent lui-même. Les quatre primordiaux partageaient le même plan, celui du Chaos élémentaire. Chacun, champion de son élément, cherchait à surpasser les trois autres. Les combats étaient d'une puissance redoutable et attirèrent l'attention des Jumeaux de l'équilibre. Voyant le désordre que créaient les quatre, ils décidèrent de chacun les confiner dans un plan qui n'accueillerait que leur élément seul. Les Jumeaux formèrent le plan élémentaire de l'eau, de la terre, du feu et de l'air. Seule une partie du pouvoir des Primordiaux quittait les plans pour se libérer dans le Chaos élémentaire.

Ao, en voyant les jumeaux organiser sa création avec tout les pouvoir qu'il leur avait confié, décida de leur donner une partie plus grande de sa puissance afin de créer "l'Univers". Les Jumeaux obéirent et utilisèrent les éléments pour créer d'immenses sphères de roche. Ils utilisèrent les flammes pour créer les étoiles, qui réchaufferaient l'univers. Pour rendre les planètes plus belles, ils utilisèrent l'eau pour combler la roche. Enfin, en utilisant la présence de l'air, ils réussirent à organiser les galaxies avec une précision parfaite. Ils continuèrent leur tâche jusqu'à former leur plus beau joyau.

Sur cette magnifique planète, Erèbe et Luée décidèrent de créer une chose qu'Ao ne leur avait pas demandé. Ils voulurent créer la vie. Joignant les éléments avec une minutie extraordinaire, ils dessinèrent le reflet de leur première création. Ils décidèrent d'utiliser le reste du pouvoir qu'Ao leur avait confié et de l'insuffler dans cette chose. Leur manque de sagesse forma une puissance incontrôlable : Une force d’une faim insatiable qui voulait consommer toute la création. L’Inconnu, l’Étranger, l’Hostile : Ils l’appelèrent Alienis. Les Jumeaux de l’Équilibre tentèrent de l'arrêter et de la confiner, mais la bête était déjà plus puissante qu'eux. Ao, se rendant compte du pouvoir grandissant de cette créature et du danger qu’elle représentait pour le monde, la scella dans une autre réalité, hors des plans matériels, hors des plans divins et supérieurs. Elle résiderait dans l'Abîme, le Vide, le Néant : Un endroit où sa faim ne sera jamais satisfaite, où elle sera condamnée à errer pour l'éternité.

Ne voulant refaire la même erreur, les Jumeaux demandèrent à Ao de les utiliser eux pour former les premiers êtres. Il accepta et leur donna un pouvoir unique à chacun d'eux. Luée eu le pouvoir d'insuffler la vie et Erèbe, la responsabilité d'y mettre un terme. Ils se mirent à développer toutes formes de vie sur leur joyau, des arbres les plus robustes aux fleurs le plus délicates, de l'insecte insignifiant au Serpent des Profondeurs. Ils contemplèrent leur création, fiers de leur travail. Tout ce qu'ils avaient fait donnait la vie et mourrait dans le magnifique cercle éternel de l'existence.

La création dura pour des temps indéfinis, jusqu'à ce qu'Ao se lassa de ce qu'il avait engendré. Lui seul, pas même les Jumeaux de l'équilibre ou bien les Primordiaux, n'avaient la vision du monde tel qu'il l'espérait. Il était le seul à pouvoir se projeter dans ses pensés, à juger et à ressentir les choses. Il appela cette chose "la conscience" et en fit don aux jumeaux. Erèbe et Luée furent alors submergés de pensées nouvelles et voulurent eux-aussi faire profiter de ce don à d'autres. Ao fut alors satisfait et laissa à ses deux enfants la direction du monde. Il s'en alla dans un plan d'existence inconnu et n’interviendra plus jamais dans l'histoire du monde.


Avec un intellect plus élevé, les Jumeaux créèrent alors les premiers êtres conscients en Aolis. Ces premiers êtres furent les Aedyns. Ils se réunirent et s’entraidaient pour progresser. Quand ils étaient seuls, il étaient faibles mais quand ils unissaient leurs forces, les Aedyns semblaient capables de tout. Ils appelèrent l'endroit où ils se trouvaient Enaï qui signifie "Le Cœur" en langue antique. Ils formèrent les premières cités, inventèrent de nouveaux outils et se développaient. Ils vivaient pendant des siècles jusqu'à ce qu'ils décident de laisser Erèbe cueillir leur âme afin d'être réincarnés. Les Aedyns vivaient en harmonie avec la nature, chassant, cueillant, cultivant mais sans déformer le cycle naturel des choses.

L’Ère d'Enaï

L'ambition des Aedyns

Vers l'an 1000 de l’Ère d'Enaï

La carte estimée d'Aolis selon les découvertes dans les ruines submergées d'Olrit-Naat.
Un Aedyn nommé Naldür décida de défier les Jumeaux. Il désigna leur création de prison dans la quelle les aedyns étaient forcés de vivre à jamais. Il voulait profiter d'une vie éternelle et du pouvoir de créer la vie, à l'image d'Erèbe et Luée. Il réussit à rallier de nombreux aedyns à sa suite. Les aedyns devenaient nombreux à supplier les Jumeaux, si bien qu'ils décidèrent d'écouter. Bientôt, tous les aedyns suivaient Naldür dans sa quête de liberté. Tous, sauf un : Hylenor. Pour le remercier de sa fidélité et le protéger des autres aedyns qui en voulaient à sa vie pour ne pas suivre leur opinion, Erèbe et Luée lui firent quitter son corps de chair et les rejoindre dans les Plans Supérieurs.

Après cela, les Jumeaux décidèrent de donner à trois aedyns une partie de leur pouvoir. Ces trois aedyns furent Naldür, Dolréïs et Elfélius.

Elfélius quitta l'Enaï et se dirigea au sud ouest avec les aedyns qui le suivaient. Ils nommèrent leur nouveau pays "Olréïs". Ils créèrent de nombreuses villes et continuaient de se répandre en Aolis. Elfélius utilisa son don pour offrir à son peuple une liaison plus étroite avec la nature. Leur vision du monde changea quand ils purent communiquer parfaitement avec celle-ci. Les animaux les comprenaient, leur répondait et même toute la végétation leur était soumise.
Dolréïs et son peuple partit habiter dans la Keolie, à l'est d'Enaï. Dolréïs enviait la liberté des animaux, leur agilité, leur force et leur grâce. Il utilisa son pouvoir pour que lui et les siens puissent quitter leur corps d'humains et se lier avec les créatures du monde. Dolréïs et les siens devinrent alors les premiers Dolréïdes, des hybrides entre les aedyns et différents animaux et insectes.
Naldür et ses disciples restèrent en Enaï. Au contraire des deux autres élus, Naldür n'utilisa pas son pouvoir pour son peuple mais pour lui-même. Il utilisa son don pour récupérer la puissance du Plan Astral ou se trouvait Erèbe et Luée. En déformant cette magie sous sa volonté, il arriva à faire des choses extraordinaires.

Les différents groupes d' aedyns devenaient plus nombreux et plus importants. Les aedyns de Naldür s'étendaient d'une manière plus grande, utilisant les ressources de la nature comme des outils pour leur cités. Ils faisaient de grands élevages, dirigeaient de multiples troupeaux, travaillaient la terre sur des plaines entières pour subvenir à leurs besoins. Cette manière d'user des ressources naturelles du monde créa fureur et amertume dans le cœur des Dolréïdes, eux qui voyaient dans ces gestes une insulte à la nature qu'Erèbe et Luée avait offert aux Aedyns. Après de nombreux avertissements que les aedyns de Naldür n'écoutèrent pas, les Dolréïdes décidèrent de lancer un assaut vers l'Enai.



La funeste époque

Vers l'an 1200 de l’Ère d'Enaï

Les troupes Dolréïdes se formèrent en escouades différentes parmi les plus féroces et sauvages d'entre eux. Ils attaquèrent l'Enaï en passant à travers la Boucle de Solnié. Les aedyns de Naldür n'étaient pas préparés au combat et seuls les quelques chasseurs et autres courageux avaient une chance de se défendre contre les Dolréïdes vindicatifs; mais tout les efforts étaient vains, les Dolréïdes les surpassaient en tout. Il tuèrent tous les fermiers, bouchers et autres, ainsi que tout ceux qui essayaient de se mettre en travers de leur route. Quand ils jugèrent que les "aedyns meurtriers" avaient été purgés, les Dolréïdes quittèrent l'Enaï et retournèrent en Keolie. Naldür fut laissé avec son peuple écrasé et abattu.

Pendant plusieurs générations, Naldür et son peuple durent se reconstruire avec le massacre et l'humiliation qu'ils avaient subis. La colère et la rancœur contre les Dolréïdes grandissait dans les générations, si bien que des représailles commençaient à être imaginées. Naldür demanda à son peuple de pardonner les Dolréïdes et d'oublier les évènements passés en profitant de cette époque pour grandir en tant que nation. Certains l'écoutèrent et le suivirent dans son élan de paix, mais la majorité ne sut passer outre le massacre de leurs parents. Un aedyn du nom de Kolrius se dressa en tant que dirigeant des futures représailles. Naldür, même capable d'une puissante magie, ne pouvait se résoudre à forcer son peuple à retourner en guerre. Il regarda impuissant Kolrius monter des armées, envoyer des espions et inventer toutes sortes d'armes et d'armures. Naldür profita de ce moment pour se présenter en Keolie et avertir les Dolréïdes de ce qui se préparait. Les Dolréïdes regrettèrent leurs actions et demandèrent pardon pour leurs actions passées. Naldür accepta en les avertissant que lui-même avait perdu le contrôle de beaucoup des siens et qu'il ne pourrait éviter le combat. Pour éviter la guerre, quelques Dolréïdes partirent vers Shanio pour rejoindre l'Olréïs et demander asile.

En dernier recours avant le grand départ des armées de Kolrius, Naldür demande l'aide d'Elfélius et de son peuple pour l'aider à persuader les aedyns de ne pas attaquer; mais ils refusèrent en l'accusant d'être responsable de tout ce qui s'était déroulé, tout en acceptant quand même les réfugiés Dolréïdes. Naldür revint en Enaï, démoralisé et se sentant trahit.


Les armées de Kolrius envahirent la Keolie. Ils massacrèrent les Dolréïdes dans un carnage sanglant. Ils tuèrent les familles entières et n’épargnaient personne. Ils brulèrent les forêts et empoisonnèrent le sol. Ils déchirèrent le pays et capturèrent certains Dolréïdes en tant qu'esclaves. Pour terminer, ils tuèrent Dolréïs, le père des Dolréïdes. Quand l'invasion sanglante fut terminée, les troupes de Kolrius laissèrent quelques un des leurs commencer à bâtir un empire aedyn sur les restes viables du peuple Dolréïde. Les autres retournèrent en Enaï.


A leur retour, Kolrius condamna Naldür d'avoir trahis le sang aedyn pour n'avoir pas participé au combat et en ayant averti leurs ennemis. Lui et les siens furent condamnés à mort. Les aedyns se mirent à les traquer pour les tuer, si bien que Naldür dû utiliser sa magie pour qu'ils puissent s'enfuir. Ils partirent et s'installèrent dans la Daeldie.

Pendant ce temps, les Dolréïdes qui avaient réussit à s'enfuir du carnage partirent rejoindre les exilés en Olréïs et prévinrent les Elfes des agissements sanguinaires des aedyns, sans mentionner que Naldür avait tout fait pour les prévenir. Les Elfes s'imaginèrent alors que Naldür avait demandé leur aide afin de leur tendre un piège. Ils se mirent aussi à cultiver de mauvaises pensées envers Naldür et les siens.

Le cœur des Aedyns

Vers l'an 1500 de l’Ère d'Enaï

Dans les terres de Keolie, les aedyn laissés par Kolrius se développaient de manière toujours plus grande. Des aedyns partirent vers les plaines supérieures dans le Malya. Ils fondèrent le Talrid, une immense cité de pierres blanches. Certains se dirigèrent vers le Froels mais s'arrêtèrent au Mont Neiklot pour son abondance de minerais. Ils furent connus comme les Aedyn de Neiklot. Au sud, un groupe décida de partir vers Shanio où les oasis permettent la vie au centre d'un territoire paisible. Les aedyns continuaient de faire évoluer leurs royaumes. Des châteaux grandissaient, de nouveaux villages de formaient et la paix régnait. Mais cela fut de courte durée.

C'est le royaume de Talrid qui lança le premier assaut, la Keolie en était la cible. Les deux pays si livrèrent un combat sans merci pendant des années, ce qui couta la précieuse vie de milliers d'aedyns.
De leur coté, les aedyns de Neiklot devenaient toujours plus avides de richesses. Ils creusaient des galeries immenses et profitaient de leur force et de leur endurance pour descendre toujours plus bas. Ils apprirent à forger avec des matériaux plus résistants et plus souples. Ils firent de nombreuses découvertes dans leur quête de trésors de la nature. Les elfes d'Elfélius eurent vent des activités des aedyns de Neiklot. Ils essayèrent de les prévenir des dangers qu'ils allaient rencontrer si ils ne mettaient pas fin à leur machinations cupides. Les aedyns de Neiklot n'écoutèrent rien et reçurent la réprimande des elfes comme une insulte. Ils coupèrent tout liens avec l'Olréïs.
Finalement, les elfes eurent raison. Dans leur quête de richesses, les aedyns de Neiklot firent la rencontre du Gérodon, une créature surnaturelle issue de la magie qu'avaient utilisé Erèbe et Luée pour former le monde. Pour les punir d'avoir creusé dans son domaine, le Gérodon maudit les aedyns de Neiklot en leur faisant perdre une grosse partie de leur espérance de vie. Ils devinrent affaissés, plus petits que les aedyns, leur visage autrefois beau à l'image de la création des jumeaux, était maintenant déformé par des traits épais qui n'existaient chez nulle autre race. Pour finir, le Gérodon fit sortir le feu du cœur de la montagne et les aedyns de Neiklot durent abandonner la montagne. Ils partirent en exil dans les montagnes de Froels, au plus loin des autres aedyns et des elfes, auprès des quels ils exprimèrent leur repentir. En voyant la détresse des maudits, les elfes décidèrent d'accepter d'accueillir certains d'entre eux pour représenter leur peuple au sein d'Olréïs. Pour les remercier, les aedyns de Neiklot invités dans l' Olréïs apprirent aux elfes l'art de la forge. Cet art nouveau pour le peuple d' Elfélius fut très bien accueilli et très utile dans les siècles qui allaient suivre.


La guerre écarlate

Vers l'an 1650 de l’Ère d'Enaï

Les conflits entre le Malya et la Keolie avaient atteint leur paroxysme. Les villes entières étaient rasées, les villages pillés et les innocents massacrés. Le peuple des jungles commençait à perdre plus de territoire qu'au cours des dernières décennies de conflits. Le royaume de Keolie était sur le déclin et il n'y avait aucune issue face à la destruction totale par le Malya. C'est dans ces sombres heures que le roi de Keolie, Tar'Nahil, fut contacté par Kolrius. Il lui proposa une alliance contre les aedyns du nord-ouest. En échange de ses troupes, Kolrius demandait de récupérer le territoire du Malya. Son aide était la seule issue face à ce conflit, alors Tar'Nahil accepta; il était plus sage de perdre le "butin" plutôt que l'entièreté de son royaume, même si il était évident que rien n'empêcherait les armées de Kolrius de plus tard s'attaquer à la Keolie, une fois le Malya en leur possession. Les deux armées envahirent le Malya par tout les cotés, de la Forêt Bambui à l'Okaerish et jusqu'au passage de Taldo. Tout le Malya tomba devant les deux armées alliées.
Pendant que la guerre faisait rage à l'ouest, Naldür eut vent des projets d'Enaï. Quand les armées partirent aider la Keolie, il attaqua le pays du centre et en prit possession. Les armées sur place ne purent résister face à la magie de Naldür. Il était grand temps pour Naldür d'instaurer la paix, par tout les moyens qui lui étaient possibles. Quand Kolrius reviendra dans le pays, il le tuera et propagera la paix et la sécurité entre les aedyns. Quand la guerre à l'ouest fut terminée, Tar'Nahil refusa à Kolrius la moitié de son territoire. Les troupes de Kolrius étaient cependant fatiguées et ne pouvaient s’engager dans une autre guerre contre la Keolie; mais ils ne pouvaient pas non plus rentrer chez eux car l'Enaï était tombé aux mains de Naldür. Risquant de se faire anéantir par les deux royaumes voisins, les armées de Tar'Nahil partirent se réfugier dans l'Okaerish.


Alors que le Malya était en ruine et commençait à être de nouveau habité par les habitants de la Keolie, les Elfes décidèrent de partir arrêter Naldür, pensant qu'il était à l'origine de toute cette guerre. Les troupes elfes accompagnées des Dolréïdes cherchant vengeance et de l'art de la forge des aedyns de Neiklot, attaquèrent l'Enaï en passant par les Marais Oekan. Naldür ne pouvait même pas s'exprimer face à ses assaillants tant ils redoutaient qu'il n'utilise sa magie pour les manipuler. Les deux armées s'affrontèrent dans la Boucle de Solnié, mais il était évident que le combat tournait dans la faveur de l'alliance des Elfes.
Naldür était dans une position extrême. Il avait été poignardé par les Dolréïdes sans pouvoir se défendre. Il avait été trahi par les siens pour prôner la paix. L'Olréïs avait refusé de l'aider tout en acceptant ses anciens ennemis. Maintenant, il portait la responsabilité du massacre du Malya en étant innocent. Ses objectifs étaient purs, mais le sort était contre lui. Tout cela était trop pour un aedyn, même l'un des plus spirituellement fort comme Naldür. Il sombra dans une folie macabre. Si les autres élus avaient utilisé leur puissance offerte par Erèbe et Luée, lui l'avait gardé en l'utilisant avec parcimonie à travers les siècles. Il était temps pour lui de montrer l'étendue de sa magie.
Avec l'aide de ses sorts destructeurs, Naldür pu déjouer l'attaque de la coalition elfe. Il fit s'abattre une pluie de ravages sur les armées, décimant d'un geste de nombreux régiments autant d'alliés que d'ennemis. Quand le combat fut soufflé par les prouesses funestes de Naldür, l'armée elfe retourna en Olréïs et vit leur dirigeant Elfélius succomber à ses blessures.

Le Chaos de Naldür

Vers l'an 1750 de l’Ère d'Enaï

Naldür profita d'un siècle de paix pour essayer d'étendre sa folie aux peuples alentours. Il propagea ses idées de liberté par le chaos. Selon lui, les mortels devaient être les seuls à déterminer leurs actions, ils devaient le faire sans chefs, sans représentants ou autorité. Naldür mit un terme à toutes les règles et les lois en Enaï et laissa son peuple agir par leurs mœurs et leurs sentiments. Cette idéologie se propagea sans peine dans le Malya, la Keolie et jusqu'aux déserts de Shanio. La philosophie de Naldür arriva jusqu'en Olréïs, où les elfes étaient encore troublés par la perte de leur guide. Malgré leurs difficultés, ils rejetèrent la manière de voir de Naldür. Ils avaient toujours eu quelqu'un à leur tête pour les diriger et ont passé des siècles entiers à vivre paisiblement, tant que le peuple elfe suivaient les règles imposées par les plus éminents. Les Aedyns de Neiklot les suivirent. Leur malédiction avait été causée car ils avaient refusé de suivre les directives et les conseils des elfes. La majorité des Dolréïdes prirent le même parti; même si les lois étaient un obstacle à une liberté totale, elles étaient une protection qui ne les empêchaient pas de vivre heureux. Seuls certains Dolréïdes que l'on appelaient les Rashkens, se mirent à envier l'idéologie de Naldür. Ils partirent tous le rejoindre dans l'Enaï en abandonnant leurs frères.
Les décennies qui suivirent furent sombres. L'influence de Naldür avait contaminé l'esprit de la majorité des peuples de l'Aolis. Les aedyns devenaient égoïstes, orgueilleux et ingrats. Ils n'avaient aucune affection et ne pouvaient pas s'entendre entre eux. Ils étaient calomniateurs, cruels, traitres et entêtés. Leurs vies étaient vouées aux plaisirs de l'instant plutôt qu'à la recherche de l'élévation. Même si les peuples survivaient, les plus faibles étaient écrasés et les plus forts dominaient. Le monde était déséquilibré et sombrait peu à peu.
Les Elfes, les Dolréïdes et les Aedyns de Neiklot eux restèrent droits et justes. Le reste du monde les voyait comme des esclaves, des suiveurs, emprisonnés par leurs "voies" qu'ils considéraient comme des fers. Ils se mirent à les haïr. Leur appartenance à la "lumière", comme se disaient les elfes, les faisaient passer pour des sauvages. Rapidement, les quatre pays sous l'influence de Naldür décidèrent d'attaquer les derniers qui étaient une entrave à un monde "purgé de toutes chaines".
Pendant ce temps, dans les Plans Supérieurs, Hylenor observait la situation en Aolis. Il voyait comment Naldür avait presque empoisonné l'esprit de toute la création des Jumeaux. Quand il décida d'en parler à Erèbe et Luée, ceux-ci ne voulurent pas agir. La tâche qu'Ao leur avait donné était de répandre la conscience et de faire durer le cycle éternel de la vie et de la mort. Ce qu'ils faisait du don de la conscience n'était pas important pour eux. Hylenor décida alors d'agir. Il demanda aux Jumeaux de pouvoir intervenir sur le Plan Matériel et délivrer les "fidèles" de l'influence de Naldür. Erèbe et Luée acceptèrent mais le prévinrent qu'il ne pourra jamais revenir dans les plans Supérieurs. Hylenor accepta et fut envoyé en Aolis avec la bénédiction des Jumeaux de l’Équilibre.

Les deux Divins

Vers l'an 1900 de l’Ère d'Enaï

Les Elfes, les Dolréïdes et les Aedyns de Neiklot acceptèrent cet être nouveau qui leur promettait de les soutenir contre les ténèbres de Naldur. Ses paroles étaient justes, ses motivations nobles et son jugement parfait. Il devint leur Guide. Tant qu'ils suivraient ses commandements et ses lois, il leur promit de toujours les aider. Quand les fidèles de Naldür attaquèrent l' Olréïs, ils arrivaient toujours à se défendre, même si cela demandait l'intervention d'Hylenor lui-même dans le combat.
L'activité de ce nouvel être se fit rapidement remarquer auprès de Naldür. Leurs philosophies étaient totalement différentes et leurs manières de penser ne pouvaient en aucun cas cohabiter dans le monde. Naldür fut prit de rage quand il se rendit compte que son adversaire disposait d'un pouvoir aussi puissant que le sien.
La guerre fit rage entre les deux Divins pendant des siècles. Les deux devenaient plus puissants à chaque combat grâce à leur liaison avec la force des Jumeaux. Quand l'intensité des combats fut telle que les mortels, d'un coté comme de l'autre, se retrouvaient impuissants face à la dévastation propagée par les deux êtres; Erèbe et Luée décidèrent d'agir.
Ce combat entre les deux extrêmes de la conscience leur semblait justifié, mais la puissance des deux nouveau divins devenait dangereuse pour toute la création. Ils décidèrent d'enfermer Ergaloroth et Hylenor dans deux plans différents, où ils auront leurs propres pouvoirs sans risquer de corrompre l’équilibre de l'univers.
Pour que la création puisse se reposer de tout les tourments de l’Aolis, Erèbe et Luée décidèrent de déplacer tout les mortels sur le reste du monde. Ce fut la fin de L’Ère d'Enaï et le début d'une nouvelle histoire dans un monde encore inconnu.

L’Ère des Héros

La formation des peuples

De l'année -800 à -50 avant l'Ère des Héros

AubeEre.jpg

Lors ce que les mortels furent déplacés hors de l’Aolis, les jumeaux de l’Équilibre firent que leur mémoire sur les évènements précis du passé soient flous. Tous étaient maintenant à égalité pour décider de leurs manières de vivre, sans les souvenirs que auraient pu les rattacher à une certaine idéologie ou un autre. Lentement, des sociétés firent de nouveaux surface. Les races se regroupaient entre ceux qui se ressemblaient; les Elfes découvrait de nouveau leur lien avec la nature et partirent habiter dans les forêts. Les aedyns de Neiklot se sentirent de nouveau attirés par les Montagnes; ils reçurent le nom de Nains par les autres races à cause de leur petite taille. Les Aedyns, n'ayant aucun souvenir de l’Ère d'Enaï, se nommèrent Humains. Au contraire de leurs ancêtres, ceux-ci reçurent par les Jumeaux une espérance de vie plus courte pour payer le prix de leurs actions en Aolis. Les Dolréïdes fut la race la plus sensible à ce changement. Ils étaient déjà différents entre eux et n'avaient que peu de points communs avec les autres races. Certains avaient retrouvé une attirance particulière avec la nature et partirent vivre avec les Elfes. D'autres se voyaient mieux vivre dans une société avec les Humains. Quelques Dolréïdes appréciaient les Montagnes, ou plutôt l'ambiance sombre des cavernes. Ils partagèrent pendant un temps la demeure des Nains, avant de s'engouffrer et disparaitre dans les Royaumes Souterrains.
Dès la formation des peuples, Hylenor et Naldür, qui se renomma en Ergaloroth, utilisèrent au maximum la puissance dont ils disposaient pour influer sur les mortels. Certaines civilisations avaient un penchant plus proche des voies d’Hylenor tandis que d'autres se sentaient plus à l'aise avec les libertés d’Ergaloroth. De manière générale, aucun des deux Divins n'étaient arrivés à s’approprier parfaitement une race ou un pays, les civilisations restant généralement dans un équilibre entre les deux. Mais cet équilibre fut bien vite bouleversé.

L'attaque d'Ergaloroth

Le Seigneur Kratch "Griffe de Damnation" fut tué en 98.
De l'année -43 à 102 de l'Ère des Héros


Pendant une longue période qui dura plus d'un siècle, Le dieu du Chaos déversera son influence sur les mortels d'une manière encore jamais vue. Il avait réussit à pervertir certaines races de mortels comme les Dolréïdes des Royaumes Souterrains. Il réussit à insuffler son pouvoir dans des humains qui devinrent de puissants monstres affamés de combats. Tous se soulevèrent contre les serviteurs d'Hylenor. Des maladies apparurent et des famines affaiblirent les peuples. Tous les royaumes subissaient de puissantes attaques et peu à peu, les créatures gagnaient du terrain.

Face à ces dangereuses menaces, les mortels comprirent alors qu'ils ne pourraient survivre sans l'aide d'Hylenor. Ils finiraient alors asservis par Ergaloroth comme les "Orcs" ou les "Rashkens", nom qu'on donna aux deux races corrompues. Ils se mirent à supplier Hylenor et agir comme Il leur conseillait depuis des siècles.

Hylenor fut attentif à leurs supplications. Utilisant sa bénédiction, il transforma les plus fidèles en héros. Sur le continent d'Eraltis, il y en eut quatre : un elfe, un nain, une humaine et un dolréïde. Sur Liuyen, trois : deux dolréïdes et un humain. Hylenor leur offrit à tous une partie importante de son pouvoir divin. L'apparition des héros à marqué un nouveau départ dans le calendrier des différents peuples.

Devenus les créatures mortelles les plus puissantes du plan matériel, ils n'eurent aucun mal à repousser les armées d'Ergaloroth. Les combats furent d'une telle puissance que certains territoires sont encore marqués par la puissance colossale libérée par les Héros. Après avoir mit un terme aux offensives des monstres, les héros se placèrent au commandement des survivants pour reconstruire les villes et villages. Ils utilisèrent leurs pouvoirs pour rendre la terre de nouveau fertile et soigner les maladies qui régnaient encore. La bénédiction accordée par Hylenor leur offrit à tous une espérance de vie plus longue qu'ils utilisèrent pour guider les vivants. Tous eurent des descendants dont certaines familles sont encore influentes aujourd'hui. Puis vint la décision d'Hylenor de mettre un terme à leur vie terrestre. Il les transporta tous dans le plan divin, où ils le servent maintenant pour l'éternité.

Le combat des Héros contre les forces d'Ergaloroth inspira de nombreux peuples à combattre la menace des créatures mauvaises. C'est à cette occasion qu'apparurent les premiers aventuriers, des volontaires venant de toutes régions et de toutes races, parcourant le monde à la recherche de rashkens, d'orcs ou tout autre monstre formé par la puissance corruptrice du Dieu du désordre. L'engouement pour cette haine du mal permit aussi la création de divers guildes ayant pour but de protéger les peuples.

La guerre élémentaire

De l'année 453 à 471 de l'Ère des Héros

Guerre Elementaire.jpg
Quelque chose d'une puissance incroyable se manifesta dans les plans supérieurs. Cela eut pour effet l'apparition de monstrueuses créatures correspondant aux éléments sur le plan matériel. Ces nouvelles formes de vies enragées répandaient mort et destruction partout où elles apparaissaient, que ce soit chez les serviteurs d'Hylenor que ceux qui vouaient un culte à Ergaloroth. Les 'élémentaires', comme les peuples les appelèrent, étaient pris d'une rage que personne ne pouvait contrôler. Les élémentaires de feu transformaient les forêts en charbon tandis que les élémentaires de terre produisaient séismes et glissements de terrain qui firent tomber villes et villages. Personne n'était en sécurité tant les élémentaires se matérialisaient n'importe où dans le monde. Les élémentaires eux-même étaient en conflit constant avec ceux n'étant pas de leur élément.

Quelques années après l'apparition des premiers élémentaires, les Primordiaux firent leur apparition. Il s'agissait de géants élémentaires d'une puissance colossale, créés jadis par Ao lui-même. Ils étaient au nombre de quatre : Uguns, le géant de flammes, qui apparut en Liuyen; Zeme, le Primordial de la Terre, apparut dans les Royaumes souterrains. Udens et Gaisa, Primordiaux de l'Eau et de l'Air agirent sur toute la surface de la Terre. Ils se vouaient eux aussi un puissant combat entre eux et leur magie destructrice s'abattait sur les mortels sans qu'ils ne purent s'en protéger. Les Îles Xuang en Liuyen sont désormais un mémorial d'un des combats entre Zeme et Uguns: L'île fut coupée en deux et un feu éternel continue de brûler sur sa surface.
Les plans élémentaires bouillonnaient et des manifestations de leur instabilité se répercutaient sur le plan matériel. En plus de devoir combattre les élémentaires, les mortels allaient maintenant souffrir d’événements météorologiques d'une magie destructrice : Des tornades de glace, des raz-de-marée de flammes, des éruptions de terre ... Mais cela ne dura pas longtemps.
Erèbe et Luée se matérialisèrent sur le plan matériel pour la première fois. Partout où ils allaient, les élémentaires s'arrêtaient soudainement, avant de tomber en morceaux ou de disparaître.
Les Primordiaux furent rappelés dans leurs plans respectifs et les jumeaux de l'équilibre quittèrent le plan matériel.
Hylenor ne s'était pas arrêté de protéger ses serviteurs et de les aider à vaincre les élémentaires, mais la foi de certains se tournait maintenant vers Erèbe et Luée. Ce mouvement eut majoritairement lieu en Liuyen, là où les peuples purent voir d'eux même les jumeaux soumettre Uguns et Zeme sans le moindre effort. Même si le culte qu'il leur fut rendu s'arrêta après plusieurs décennies à la fin de la guerre, une tradition basée sur l'équilibre et la paix avec les forces de la nature perdure jusqu'à maintenant, gravée dans la mentalité des Liuyiens.

L'aube de la sorcellerie

Aux environs de l'année 650 de l'Ère des Héros

Depuis l'aube des temps, il y a toujours eu un scepticisme sur les capacités surnaturelles que certains développaient. Ils arrivaient à fermer des portes avec la force de leur pensée, allumer une bougie en se concentrant... Malheureusement, tous finissaient par perdre la tête. On appelle ce phénomène la Malédiction du sorcier. Le blanc de leurs yeux s'assombrit et leurs pupilles arborent une couleur indigo. Ils hurlent de douleur, entendent des voix et finissent par se donner la mort d'une manière ou d'une autre. L'année 502 marqua un point dans l'histoire; près d'un cinquième des naissances donnèrent des enfants capables de manipuler cette force étrange. Il fallait étudier ce phénomène et les entraîner pour éviter qu'ils ne finissent par se donner la mort à cause de la malédiction. A la surprise du monde, la malédiction ne toucha presque aucun de ces enfants, mais aucun d'eux n'arrivait à faire progresser leurs pouvoirs.
De nombreux villages continuaient de traiter ces "sorciers" comme des parias en les excluant et en rejetant tout contact avec eux. Dans les villes, ils étaient sous surveillance et tout le monde se méfiait d'eux. Les prêtres d'Hylenor conseillaient à la population de se méfier d'eux, mais sans en venir à la violence. Ce stigmatisme dura plusieurs siècles.
Prêt d'un siècle plus tard, les nouveaux sorciers se mirent à développer un pouvoir plus important. Certains arrivaient à créer de la matière, d'autres à soulever des charges lourdes et plus rares, certains soigneurs arrivaient à utiliser leur pouvoir pour directement venir en aide aux blessés sans médecine traditionnelle.

Les premiers dragons

Les Premiers Dragons.jpg

En 708 de l'Ère des Héros

Personne ne sait vraiment d'où ils viennent. On raconte qu'ils auraient d'abord été aperçus par les Nordiques, puis en Eraltis, et enfin en Liuyen. Ces énormes bêtes volantes couvertes d'écailles et crachant du feu ont terrorisé certains villages et rasé quelques villes. Ils faisaient leurs nids dans des endroits reculés pour s'y reposer pendant l'hiver. Quand les premières lueurs du printemps revenaient, les dragons se réveillaient et, toujours en semant la destruction sur leur passage, quittaient les continents pour voler vers les mers inconnues. Chaque année, les meilleurs aventuriers se regroupaient dans le but de chasser les dragons des terres. Certains réussissaient et arrivaient à tuer la bête, d'autres finissaient dévorés ou brûlés par leurs flammes.
Le nombre de dragons diminua avec le temps, ne laissant que les plus puissants qui restèrent invaincus pendant des siècles, d'autres étant encore en vie on ne sait où.
Les dragons sont des créatures intelligentes, certains mortels auraient même eu l'occasion d'essayer de converser avec eux. Au fil des années les dragons arrêtèrent de quitter les continents après l'hiver. Certains se mirent à y rester, logeant dans des montagnes reculées et se nourrissant de bétail, d'autres monstres ou de malheureux aventuriers.

Le fléau de la fausse mort

De 940 jusqu'en 1197 de l'Ère des Héros

Fléau de la fausse mort.jpg

Le cycle naturel de la vie et de la mort fut bouleversé. Les morts se réveillaient et erraient sans but dans la nature. Les corps se mouvaient et se déplaçaient à travers plaines et montages. Ils n'étaient pas agressifs mais portaient avec eux de nombreuses maladies qu'ils répandaient. Des mesures furent prises pour limiter un maximum la renaissance des morts; la plus saine étant d'enfoncer un couteau dans le crâne du défunt car la meilleure façon d'arrêter les 'morts-vivants' d'errer était d'atteindre leur cerveau.
Après plusieurs années, certains 'marcheurs' commencèrent à se rassembler en groupes. Bientôt, des sorciers se mirent à les utiliser pour discrètement former des armées. Les champs de bataille de jadis devenaient des endroits dangereux car plus les années passèrent et plus les 'mort-vivants' devenaient agressifs. Certains se mirent à errer à la recherche de choses à tuer comme des animaux ou d'autres êtres vivants. On commença à voir apparaître des ours, des loups et d'autres prédateurs morts se mouvoir dans les forêts.
Depuis, des milices et autres aventuriers ont souvent affaire à des groupes de morts-vivants. Le mal est connu sur les deux continents et quand il ré-apparaît, les autorités se chargent de l'éliminer.



Un autre monde

De 1203 et 1221 de l'Ère des Héros

En Liuyen, le fléau de la fausse mort fut bien plus puissant qu'en Eraltis. En 1203, Nashio Saeji un capitaine de navire du Shogunat Kutogawa, guidé par une vision donnée par Hylenor, partit en mers inconnues pour chercher de l'aide. Il découvrit l'existence d'un autre continent à la civilisation avancée, à la culture différente et aux races inconnues. Nashio Saeji longea les plages de l'Empire Central avant de débarquer dans la capitale du Royaume de Gallie, Sacreport. Quelle surprise pour les mortels d'Eraltis de constater qu'ils n'étaient plus seuls dans le monde. Hylenor les avait enfin réunis pour qu'ils se viennent en aide. Après quelques difficultés imposées par la barrière de la langue, le roi Henri 1er décida d'envoyer quelques-uns de ses meilleurs soldats en reconnaissance pour vérifier les dires du capitaine. Après cinq mois, les soldats revinrent pour confirmer l'existence du continent inconnu. Pendant les années qui suivirent, le Royaume de Gallie envoya de nombreux soldats pour aider Liuyen, mais la guerre contre les morts était trop difficile et une poignée de soldats ne pouvait pas réellement les aider efficacement.

L'Ère du Crépuscule

La grande Paix

Première année de l'Ère du Crépuscule

Après de longues séances diplomatiques organisées par le roi de Gallie avec les autres pays d'Eraltis, les différents dirigeants arrivèrent à se mettre d'accord pour préparer une nouvelle ère de paix. L'éternel conflit entre le Prydain et la Gallie prit fin. L'Empire Central renforça ses relations avec le Royaume de Gallie et ils ouvrirent leurs routes commerciales respectives. Les Asturies rejoignirent l'effort global en offrant au Sultanat de Maaravie une partie de leur flotte en échanges de bénéfices sur leurs échanges commerciaux. Pour permettre la paix avec le Nord, la Gallie offrit officiellement la large partie littorale au dessus des Douze pics nains et permit aux deux populations de cohabiter. Ces efforts permettront aux peuples de progresser rapidement dans l'unité avec le but commun de toujours combattre avec efficacité les forces d'Ergaloroth et prêter main forte aux habitants de Liuyen face à la menace toujours présente de la fausse mort.
De leur coté, les différents pays en Liuyen pourraient profiter de la production et du marché de l'Est, tant qu'ils conservent leur trêve entre chacun d'eux. La coalition d'Eraltis pourrait aussi agir en faveur d'un des trois pays de Liuyen si l'un d'eux désiraient reprendre les conflits. Cette menace ne fut pas utile pour le pays de Liuyen qui accepta la prolongation à durée indéterminée de la trêve en faveur de la reconstruction suite au fléau de la Fausse Mort.

Perfectionnement de la Magie

Perfectionnement Magie.jpeg

A partir de 125 de l'Ère du Crépuscule

A cette période, la magie connut de grandes avancées qui se sont répercutées sur la technologie et l'art du monde entier. Alors que les mages élaboraient des techniques magiques plus sophistiquées, les nains réussirent à former une autre classe de magie : La magie runique. Il était possible de transplanter un sort dans une rune, pour que celle-ci utilise la magie ambiante pour produire un effet désiré. Ces techniques furent rapidement utilisées dans des domaines manuels. On arriva à créer des fours plus chauds; forger du métal plus souple, créer des outils plus précis et performants ...
De nombreuses académies de magie se formèrent. Les mages se mirent à étudier et créer des écoles de magie particulières et bien plus efficaces qu'avant; comme la magie de guérison, la magie runique, l’archimie, l’illusionnisme ...
Mais cette avancée était trop rapide; comme si la sagesse des mortels n'avait pas été la seule responsable de cet élan d'amélioration. Le monde s'en rendit compte lorsque les Orcs et les Rashkens se mirent eux aussi à utiliser une magie étrange et malsaine. Certains dragons aussi se mirent à développer un don naturel pour sa manipulation. Les mortels progressaient avec ce don particulier, mais ces avancées prirent aussi une autre direction que celle du bien. La nécromancie et la magie noire se développaient. Des sectes de cultistes se formaient dans l'ombre et la menace grandissante qu'ils représentaient pourrait bien mettre en péril l'équilibre du monde.
Les guildes et les différentes armées allaient avoir encore beaucoup de travail; mais en disposant maintenant d'un arsenal encore plus efficace.

La seconde corruption

A partir de 387 de l'Ère du Crépuscule

L'ère de paix instaurée par le Gallie ne fut pas de longue durée. Le 8 Tyradal, la capitale de la Gallie, Sacreport, fut attaquée par des navires du Prydain. Les navires sont coulés et la ville résista facilement à cette première attaque. Le Roi Gallien envoya des messagers proposer des discussions avec le Prydain, mais aucune réponse ne revient. A la place, des espions reviennent du Prydain et informent la Gallie que le pays prépare une flotte importante avec pour cible Sacreport. L'Empire Central et le Kutogawa se préparent à venir aider leur allié. Le 22 Tyradal, l'importante flotte du Prydain arrive et écrase la flotte Gallienne postée en défense, avant de bombarder la capitale. Les navires de l'Empire ne peuvent rivaliser seuls contre la flotte du Prydain et doivent donc attendre la longue traversée des bateaux Kutogawas. La flotte alliée arrive défendre la capitale le 4 Folune. Ils arrivent à repousser l'attaque du Prydain et la majorité de la flotte s'enfuit et laisse à la capitale un peu de répit. Les trois alliés décident de profiter de cette occasion pour contre attaquer. Malheureusement, une grande tempête décime la majorité de la flotte des alliés.
Pendant ce temps, le Xia est informé de l'affaire et décide de profiter du combat pour envahir directement le Prydain. Cette attaque inattendue entraîne le retrait de navires du Prydain et permet aux alliés de se préparer à attaquer le Prydain. Les troupes des trois pays débarquent sur la cote de la forêt de Klemaris. Là-bas, les Elfes et les Dolréïdes informent les dirigeants des évènements qui ont mené à l'attaque sur la Gallie :
Les Montagnes de Priestley renferment de nombreuses failles qui mènent au Royaumes Souterrains. Des Rashkens sortent souvent de ces montagnes pour tenter des raids dans les villages autours de la ville de Garthram. Pour empêcher cela, le Prydain créa le Fort Scafell, qui renferme de nombreuses troupes qui patrouillent les montagnes et informent des activités Raskhen; mais il y a trois ans, le Fort fut capturé par les Rashken et utilisé pour envoyer de faux rapports au reste du Prydain. Pendant plusieurs mois, les Rashkens inflitrent la majorité du pays. De nombreux troupeaux meurent de maladies inconnues et de nombreux champs sont brulés. Des villages entiers sont détruits et peu à peu, les rations du pays diminuent drastiquement. A ce moment là, les Elfes et les Dolréïdes ferment totalement l'accès à leurs forêts et se préparent à la défense de leur territoire, aucune autre race n'est acceptée dans les bois.
Les Prydannais se retrouvent dans une situation délicate, affamés et abandonnés par leur Roi. Certains décident de se révolter, mais toutes les tentatives furent vouées à l'échec; la corruption des Rashken avait touché les sphères importantes du Royaume. Pour sortir leur pays de cette situation désastreuse, les Rashken offrent aux gouverneurs de quoi soigner les maladies de leurs troupeaux et même des vivres de source inconnue. Impuissants, ils acceptent. Nourris par les Raskhens, le pays sombre de plus en plus. Après plusieurs mois, le Roi reçoit un éclair de lucidité et décide de prévenir la Gallie de la situation de son pays, rompant son pacte avec les Rashkens. Malheureusement, cela arriva à leurs oreilles et ils firent échouer le plan. A la place de donner un message, les navires partis vers Sacreport attaquèrent la capitale.
Les troupes des alliés sont maintenant au courant de la situation et se préparent à une guerre totale. Face aux armées unies, les troupes du Prydain demandent l'aide aux Rashkens. Pendant un temps, les Rashken agirent en escarmouches rapides, en pillages et en sabotages. Pendant ce temps, le Xia progresse de son coté en rasant et détruisant chaque village et chaque ville. Ils voulurent aussi s'attaquer aux forêts mais ne purent le pénétrer efficacement. La Gallie et ses alliés gagnent du terrain à chaque bataille et plus ils avancent dans les terres, plus l'aide des Rashken se fait présente.

Le présent

En 391 de l'Ère du Crépuscule

Alors que la guerre dans le Prydain n'est toujours pas terminée, un puissant tremblement de terre a lieu dans l'Empire Central. Au centre du pays, une large crevasse s'ouvre sur des lieues entières. Ce passage béant vers les Royaumes Souterrain fut nommé "La Grande Faille". Ce cataclysme entraine le retrait des troupes Impériales et Galliennes du Prydain pour défendre l'Empire Central. Le Shogunat et le Reokeri viendront rapidement en aide à l'Empire Central alors que des armées Rakshen d'une envergure encore jamais vue dans l'histoire attendent le moment propice pour passer à l'attaque.
Pour aider à l'effort de guerre, les Asturies et les Aïlaths fournissent des efforts supplémentaires sur l’exportation de Cristaux de magie afin d'armer les mages des armées.