Confédération Reokeri : Différence entre versions

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Résumé

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Géographie

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Villes

La capitale, Sheoju

La grande Sheoju domine le Reokeri à la manière du joyau principal d’une couronne. Si les Konizans sont connus pour leur art fin et délicat, alors la capitale en est le reflet parfait. L’architecture de la ville est sophistiquée et élégante, avec un aspect traditionnel de Liuyen mélangé aux avancés techniques que permet la magie. La capitale est d’une propreté impeccable, la sécurité y règne sans défauts et tout dans la ville désigne une organisation admirable qui ferait envier les plus grands dirigeants. Située au centre des terres du Reokeri, Sheoju est la ville la plus importante entre les différents Etats. Le mont Poseong et les terres brûlées bloquent une partie de l’accès entre le sud et le nord du Reokeri et Sheoju se trouve être parfaitement positionnée pour pouvoir accueillir de passage tous les commerçants et voyageurs. De cette manière la ville est constamment dans un état d'ébullition contrôlé. Même si certaines rues sont débordantes d’activité, le passage dans la ville reste parfaitement fluide. Malgré la présence de commerces ou d’artistes dans les rues, tout est fait pour que rien ne soit problématique pour l’image de la ville. Que ce soit par un contrôle régulier des passants par les gardes, une confiance totale des habitants les uns envers les autres et une qualité de vie des plus admirables, Sheoju est une ville exemplaire dans tout le Reokeri, si ce n’est dans Liuyen même. La ville comporte toutes les installations necessaires au confort de ses habitants et des étrangers. Tout y est fait pour se sentir à l’aise et en sécurité. Même les blessés et les malades sont soignés aux frais de la ville. Cependant, de telles infrastructures et une telle organisation coûtent cher à la ville. De cette manière les taxes y sont plus élevées et des contrôles sur la qualité des marchandises ou des prestations sont souvent réalisés. Mais c’est un prix insignifiant pour ceux qui peuvent se permettent de commercer et vivre dans la capitale. Peu importe les origines des personnes qui veulent se lancer dans la vie de la capitale, qu’ils soient paysans, artisans ou bourgeois, tous les titres sont accessibles du moment que la personne possède des talents et produit un travail de qualité. Il suffit de se donner au maximum et de faire quelques sacrifices et un avenir resplendissant s’offre à tous. Du moins, c’est le message que la capitale est arrivé à transmettre. Dans les faits, il faut avoir beaucoup de chance ou recevoir de l’aide venant de nobles connus pour se faire une place correcte dans la capitale. Un jeu dangereux de politique, de noblesse et négociation est constamment à l’oeuvre dans les grandes maisons de la capitale. Les plus influents font pression sur les plus faibles, que ce soit par des taxes dissimulées, des menaces ou du chantage. Aux premiers abords, Sheoju représente le rêve idéal pour les commerçant et les artisans; mais avec un oeil plus précis on retrouve facilement ce que les Konizans apprécient le plus et ce qui leur fait défaut : Leur envie de diriger et d’être supérieur aux autres.


Gyeonghon

Gyeonghon s'impose comme la capitale artisanale du pays. Elle est fréquemment alimentée par les carrières de pierre des Plateaux Gwangsan et part le village de Taewang qui s'occupe de l'alimentation de bois. En ce qui concerne les métiers liés au minerai et au métal, ils ne sont que très peu développés dans la région de part la rareté de ces ressources naturelles dans les environs. La ville s'organise sous la forme de très grands quartiers bien délimités, indiquant des aménagements irréguliers dans le temps. Le fleuve qui passe au nord de la ville est extrêmement utilisé et permet de relier les îles Kutogawa comme la capitale de Reokeri. Les échanges avec Xia restent encore fragiles à cause de la politique économique employée par celle-ci. Des menuisiers, fabricants de bateaux, sculpteurs ou encore maçons sont omniprésents dans le centre-ville. Il existe de très grands groupes d'artisans qui s'organisent pour répondre à des demandes monstrueuses mais au delà d'une puissance quantitative importante, on retrouve aussi de grands artistes qui projettent leur art dans la pierre. C'est d'ailleurs en s'approchant de la cité par le fleuve qu'on aperçoit deux gigantesques statues de pierre représentant les deux fondateurs de la ville, Aruka et Tomonoe. Cette légende raconte qu'un Reokois et une Kutoga se seraient rencontré sur cette terre. Ils auraient vécus ensemble sans se dire un mot, ne discutant qu'avec le regard et auraient fini par devenir les premiers habitants d'une ville aujourd'hui superbe et au centre de l'artisanat de tout Reokeri.

Gangcheon

Gangcheon est une ville située dans les collines Huisong. Elle se trouve non loin du fleuve Sumjin, au sud de la capitale Sheoju. C'est la troisième ville la plus peuplée du Reokeri. Elle est imposante de par les grandes murailles de pierre qui l'entourent. Son emplacement idéal coupant le sud et le nord du Reokeri et ses paysages magnifiques offrent aux nombreux visiteurs de la ville de nombreuses choses intéressantes à découvrir. Cette affluence constante de marchands, d'aventuriers et autres ermites contribue énormément à l'économie de la ville, faisant vivre à la fois artisans et paysans. Son régent actuel est Ogek Becheon. Fier de sa ville, il en prend soin et est à l’écoute de ses habitants. Il va souvent se balader dans les ruelles de la cité avec sa famille. Légèrement à l'est de la ville se trouve une grande scierie. Celle-ci est en fonction depuis des temps anciens et a dû souvent être déplacée tant les ressources qu'elle produisait sont de bonne qualité et tant la forêt reculait. Dongwang, située un peu plus au sud-ouest est une grande consommatrice de cette matière première pour la fabrication d'outils, d'habitations et surtout d'embarcations. La rivière Sunmsam, qui passe au cœur des collines de Huisong, permet un déplacement rapide des planches et de la menuiserie par bateau. Cette route commerciale maritime singulière et efficace a permis aux deux villes de s'entendre facilement tout au long de l'histoire.

Taewang

Petit village septentrional de Reokeri, Taewang abrite énormément de familles d'anciens réfugiés de guerres antérieures. Les habitants sont la descendance des populations civiles qui ne supportaient plus le rythme de la guerre et qui ont décidé de s'exiler loin du front avec Xia. La vie en ce lieu tourne au ralenti, les gens vivent au rythme des saisons et des récoltes sans réelles ambitions quant-à une vie plus prospère, toujours marqués par la guerre. L'économie se base principalement sur le bûcheronnage et les artisans du bois qui ont su se démarquer au fil des générations. Le bois est extrait en faible quantité, principalement à cause de la difficulté d'exploiter la forêt Jinsan, mais étant donné la faible croissance du hameau, cela suffit pour créer un surplus exporté vers les villages alentours. Cependant, les propriétés, la qualité et la diversité des bûches permettent d'assurer un marché rentable et efficace, et il n'est pas rare que d'importants groupes de marchands viennent acheter des meubles ou des instruments de muisique en quantité. La fabrication d'instruments en bois est d'ailleurs la spécialité de l'endroit, ce qui a peu à peu transformé un simple village en capitale de la musique. De grandes fêtes sont organisées, souvent autour du thème d'Hylenor lui-même et de l' ge des Héros. Taewang est donc peu florissante mais très agréable à vivre, en ajoutant à cela le climat doux et tempéré de la région, cela en fait une ville prospère et superbe à visiter.

Yanggeup

Yanggeup est qualifiée comme étant la ville la plus dangereuse et la plus mal famée de toute la Confédération. C’est aussi une des plus petites cités et celle à être la plus proche du Fort Ganggeup. Beaucoup sont persuadés que sa criminalité et son atmosphère pesante sont dues à la forte présence d’autres races ; précisément des Humains et des Neimadas. Les rues sont pour la plupart désertes et sales, certaines à peine aménagées voire même à peine pavées. Combats et duels peuvent éclater à tout moment et rassembler une foule conséquente venue observer le rixe entre les combattants. Le régent, Waeyung Domoyo, est contraint de diriger d’une main de fer la ville entière et organise des patrouilles fréquentes pour réprimander les combats. Heureusement, les places et les rues larges sont actives et sembleraient même appartenir à une autre ville. Des marchés de produits variés sont tenus par des commerçants de toutes ethnies. Ces espaces constituent les seuls endroits “sûrs” dans la ville. Certaines familles de nobles se sont même faites attaquées à plusieurs reprises alors qu’elles descendaient dans la ville. Plusieurs agressions sur des Konizans, plus particulièrement sur les femmes, sont à déplorer. Un tribunal, situé à l’ouest de la ville, à deux pas de la maison du régent, à été bâti pour juger les nombreux crimes et envoyer les condamnés au fort qui sert aussi de prison. Yanggeup dispose bien d’une prison ; mais elle ne peut contenir qu’une dizaine de détenus. La ville est source de bien des débats, mais sa situation, malgré les vaines tentatives désespérées du régent et même de plus haut gradés, reste la même depuis l'apparition de la Fausse Mort.

Haeneung

Vaste ville portuaire au plus proche de la Dynastie Xia, Haeneung a été construite au sud-ouest des Plateaux Gwangsan. Sa proximité avec la Dynastie permet des échanges constants entre les deux pays. Ainsi, la ville a pu prospérer depuis bon nombre d'années et grandement se développer. L'économie continue d'évoluer à mesure qu'artisanat, pêche et tourisme se développent. Les habitants sont travailleurs et pour la plus grande majorité, fiers de résider à Haeneung. Côtoyant les Plateaux Gwangsan, le village a été renforcé depuis la découverte des accès aux Royaumes Souterrains. Pour repousser les assauts réguliers de créatures maléfiques, d'imposantes murailles ont été construites autour du lieu. Des soldats et des gardes patrouillent sans répit pour alerter le village en cas d'attaque et des abris ont été bâtis pour mettre hors de danger les habitants. Le régent, Yuagg Tojae, était un ancien général sévère et stoïque. Maître du maniement de l'épée bâtarde, il a combattu sur de nombreux champs de bataille et a maintenant 278 ans. Affaibli par le poids de la vieillesse, il sort rarement et se fait assister pour prendre des décisions. Malgré son âge avancé, il combat encore des fois aux côtés de ses troupes pour vaincre un ou deux Rashkens ou autres monstruosités. Konizans, Humains et Neimadas sont présents en proportions quasi-équivalentes et la ville est très peu victime de conflits raciaux ou de criminalité. Bien qu'Haeneung soit en pleine effervescence et qu'il y soit facile d'y trouver du travail, beaucoup hésitent à s'y installer de par la présence des Terres Brûlées juste à côté. Outre le danger évident qui rôde et le paysage dégradé par le cataclysme, lorsque le vent souffle, cendres et braises infiltrent l'air du village et impactent sa pureté déjà salie par l'activité de la ville. Cela va sans dire que la ville est aussi célèbre pour son chantier naval gigantesque. Les plus grands bateaux marchands y sont construits ; les navires de guerres étant conçus à Dongwang. De superbes vaisseaux prennent la mer chaque mois tant les travailleurs sont efficaces et nombreux. Les plus grands navires dépassent les 120 mètres de long et peuvent emporter plusieurs tonnes de marchandises variées. Enfin, c'est dans cette ville qu'est située l'École de Haute Escrime, où sont formés les plus grands épéistes à des prix exorbitants. Toute arme éloignée d'une épée y est prohibée.

Dongnan

Ville portière la plus vaste qui longe la côte est du Reokeri, Dongnan est aussi la ville la plus proche de la capitale. Son exposition directe à l’océan a poussé l’activité en haute mer et les échanges avec Eraltis. Sa superficie nettement plus grande par rapport à Kimsu et à Yanggeup lui ont permis de s’imposer bien plus et de faire de l’ombre à celles-ci. Dans l’enceinte du port, plusieurs navires partent pêcher ou voyager en direction d’Eraltis pour ramener produits et ressources introuvables ailleurs. Très peu de bateaux y sont construits ; la plupart proviennent de Dongwang ou d’Haeneung. Étant donné sa proximité avec Sheoju, la ville n’est que très peu militarisée. Un mélange de palissades en bois et de murailles en pierres sont bâties autour d’elle en guise de protection, mais on dénote seulement une centaine de gardes dans toute la cité. Les rues ont été construites de façon à ce qu’elles dirigent toutes soit vers le point culminant de la ville au centre de celle-ci, où se situe la résidence du régent, ou bien vers le port et ses quelques habitations qui le longent. Dongnan dispose aussi de grandes fermes d’élevage de bétail pour nourrir la population et fournir du travail aux habitants. Bien que la production reste assez modeste, les conditions favorables à l’élevage permettent d’obtenir viande et matériaux de qualité. Bon nombre de familles s’installent ici: l’air y est pur, le travail en quantité et les aménagements suffisants. Les prix des logements sont aussi assez abordables. Quelques familles nobles résidant près de l’habitation du régent organisent par ailleurs des fêtes simplistes pour célébrer l’arrivée de saisons ou le retour de cargaisons importantes. L’actuel régent, Igayo Wayu, était un ancien pêcheur et achemine aujourd’hui certains navires et contrôle la globalité des départs. Il est responsable des navires et des échanges qui se font entre sa ville et Eraltis.

Dongwang

Dongwang est le seconde ville construite sur la côte ouest de pays, qui a le mérite d’avoir le port le plus grand de toute la Confédération. De la même manière que Haeneung, Dongwang doit une grande partie de son économie grâce aux échanges qui se font avec la Dynastie Xia et la récolte de produits de la mer. Elle dispose d’une grande force militaire grâce à la flotte de navires de guerres entreposée dans le port et aux nombreuses casernes construites dans l’enceinte du village. D’imposants bateaux à voile sont construits, armés et entretenus chaque mois, pour constituer une armada impressionnante, si bien que ces vaisseaux sont devenus une des attractions touristiques principales de la ville. De plus, des gardes patrouillent le jour comme la nuit les rues du village et éliminer toute criminalité, en faisant l’un des endroits les plus sûrs de la Confédération. La rivière qui s’écoule à côté permet à pêcheurs de vivre et au régent d’organiser des fêtes auprès du cours d’eau. L’actuel régent se prénomme Yanji Gowa, et en partie grâce à la façon dont il gère et protège la ville, est très aimé. C’est le seul régent actuel qui n’est pas un Konizan mais un Neimada. Il dirige Dongwang du mieux qu’il peut et, contrairement aux habitudes, réside dans un pavillon au même niveau que le reste des maisons, tout en conservant malgré tout un certain luxe et une certaine élégance. La ville est célèbre aussi pour les nombreuses forges disséminées ça et là dans la ville. Plusieurs dizaines de forgerons, tous plus doués les uns que les autres, se concurrencent pour le marché grandissant de l’acier et des métaux. Dongwang est surnommée la “ville fumée”, à cause des nombreuses émanations de fumée noire créées par l’activité des forges et du chantier naval. Des minerais proviennent à la fois du Reokeri et de la Dynastie pour subvenir aux besoins de ces métiers. La ville dispose aussi en quantité d’autres établissements variés, d’écoles aux bibliothèques, en passant par les tavernes et les distilleries.

Kimsu

Kimsu est une petit village de pêcheurs, isolé du reste du monde. Coincé entre un désert brûlant et les plaines d’Hamsu, les déplacements se font presque uniquement par bateau. Il arrive de temps à autres que des marchands ambulants viennent s’installer un moment pour ravitailler la population avec des ressources qu’elle ne produit pas elle-même comme des outils. Kimsu survit presque uniquement grâce à la pêche et si un village a pu se développer aussi loin du reste du monde, c’est de part la présence de grandes ressources de nourriture proche des côtes. C’est presque si on pouvait attraper les poissons à mains nues tant ils sont. Auparavant, quelques étendues vertes côté plaine avaient été transformés en champs. Malheureusement, de récents conflits dans la région ont détruit les récoltes et saccagé les champs. Malgré tout la population reste soudée et se débrouille grâce à la pêche. De plus la confédération rationne l’endroit parce qu’il s’agit d’un point stratégique pour la guerre. Il permet de prévenir des attaques venant du sud très à l’avance. Malgré la paix qui règne, la mémoire reste et les populations mettront du temps avant de vraiment tirer un trait sur toutes les guerres passées. Le village évolue sous la forme d’une anarchie supervisée par le pays depuis sa création. La pauvreté du village fait la richesse de celui-ci selon certains. Il s’agirait de vivre modestement dans le respect du cycle de la vie. Ce serait même la voie à emprunter pour s’approcher au plus près d’Hylenor, selon eux.

Environnement

Pic Pyongchaek

Loin, au nord de l'île se dresse, fier, imposant et indestructible le Pic Pyongchaek. Situé au cœur de la magnifique chaîne de Montagnes du Yeoseong, la titanesque montagne s'impose et se démarque des autres pics rocheux de par sa couleur cendrée profonde. Cette teinte épatante est dûe à sa haute composition en obsidienne, une roche volcanique couleur nuit. Néanmoins, cet éclat est aussi dû à sa richesse et à son abondance minérale ; elle constitue en effet la source principale de production de fer-nickel brut, mais aussi de charbon ou de pierres précieuses comme des jaspes noires ou encore d'autres minerais rares utilisés pour diverses raisons.
Reokeri Pic.jpg
En conséquence, bien que ce mont soit difficile à atteindre (la ville la plus proche est Taewang et la Forêt Jinsan ainsi qu'une rivière se dressent entre la montagne et la cité) de nombreuses mines y sont ouvertes pour profiter des gisements que Pyongchaek a à offrir. On y envoie principalement des mineurs Humains, certains Nains et quelques rares Konizans. L’excursion étant rude et difficile, les groupes de mineurs sont à chaque fois escortés par un groupe de soldats du Fort Ganggeup. Malgré tout, certains prisonniers y sont aussi commissionnés pour purger leur peine et espérer se libérer de quelques années d'exil. Les prisonniers sont placés en tête de file. Un prisonnier tentant de s’enfuir est dans le meilleur des cas rattrapé, mais le terrain difficile du pic rends son échapatoire impossible et mortelle sans équipement, surtout sans escorte contre les monstres qui rodent. En effet, le Pic Pyongchaek dispose d’un point de passage d’un importance capitale, une grotte menant aux Royaumes Souterrains, antre des Rashkens. Outre l'aspect minier et la beauté du pic, sa beauté et sa couleur donnent aussi naissance à des légendes. La plus célèbre d'entre elles reste celle liée à l'an 712, année légendaire de l'apparition des dragons. Le récit dirait qu'un dragon aux écailles rouges comme le feu et aux cornes longues comme des arbres aurait élu domicile dans une cavité du Pic Pyongchaek. La bête aurait eu un corps si brûlant et aurait craché tellement de flammes en combattant qu'il aurait incendié la montagne et lui aurait apporté cette couleur ébène. Cette légende s'appuie sur un dragon ayant réellement existé nommé Protraak. La créature fut chassée et traquée il y a longtemps de cela puis éliminée au plus vite suite à l’apparition des dragons, de peur que le monstre se niche dans la montagne difficilement atteignable et ne devienne trop puissant. En vérité, la théorie la plus plausible consiste à dire que le pic était un ancien volcan, l’obsidienne étant une roche magmatique. En termes de flore, peu de végétation et de plantes arrivent à s'épanouir sur le sol rocheux de la montagne. Le climat glacial empêche les fleurs les plus robustes de tenir un hiver. Seuls des rares spécimens appelées les Perceneiges réussissent à survivre, grâce à leur capacité à résister à des températures bien en-dessous de 0°. La faune quant à elle, se constitue de larges mammifères aux fourrures denses pour résister au froid. Nombre d'entre eux vivent en groupe et se nourrissent exclusivement de plantes qu'ils trouvent en bas des montagnes.

Fort Ganggeup

Immense fort bâti au sud des Montagnes du Yeoseong pour neutraliser les attaques des Rashkens et surveiller l’activité cataclysmique des montagnes, le Fort Ganggeup compte parmi les plus grandes forteresses de tout Liuyen. Prodige d’architecture, il tient debout depuis des siècles et suscite la fierté et l’orgueil dans le coeur des Konizans. Malgré les années qui passent et les assauts de sbires d’Ergaloroth fréquents, il résiste et prospère. Le Fort Ganggeup dispose aussi d’une prison où sont enfermés les pire criminels, dans l’aile nord. De ce fait, lors d’une attaque massive, ils peuvent aussi bien aider à combattre pour écoper de quelques années et survivre. Et si jamais le fort venait à tomber, les Rashkens ou les Kobolds se chargeront d’eux. La garnison qui réside dans le château se charge aussi d’escorter les mineurs et les détenus provenant de Yanggeup jusqu’aux mines des Montagnes du Yeoseong. Deux généraux sont installés au fort et afin d’éviter que le fort ne se retrouve sans commandant en cas d’incident. Au total, plus de deux milliers de soldats de toutes ethnies servent le fort. Quelques catapultes et balistes sont entreposées à l’écart dans la cour du château. Bien aménagé, le bâtiment s’auto-suffit, ayant à sa disposition des champs dans l’enceinte du fort et une forêt ainsi qu’une rivière à ses côtés. Les plus lourds dégâts qu’il ait subi remonte à l’avènement des dragons, où trois de ces monstres avaient décidé de frapper en même temps sur le fort. Suite à cela s’ensuivit plusieurs assauts éclairs des Rashkens en masse qui profitaient de l’opportunité pour s’en prendre à la construction soudainement fragilisé. Leurs efforts furent récompensés et les têtes tombaient en masse, jusqu’à l’arrivée de renforts des villes voisines et de troupes d’élite de Sheoju. Une fois dispersés et affaiblis, les Rashkens s’enfuirent dans les montagnes jusqu’au Royaume Souterrain. La bataille fut surnommée le Siège de 30 jours. L’atmosphère de tension était insoutenable. Nul ne savait quand les monstres du Perfide allaient surgir ni combien de temps les réparations allaient durer. Quand tout ceci fut fini, chaque soldat survivant fut décoré et récompensé. Depuis, le fort résiste sans ployer l’échine.

Montagnes du Yeoseong

La grande chaîne de montagnes qui est formée autour du Pic Pyongchaek se nomme les Montagnes du Yeoseong. Situé au nord-est de la Confédération Reokeri, ce massif montagneux important est d'ailleurs l'unique chaîne de montagnes de tout le continent. Son usage premier se trouve dans la collecte de pierres et de roches solides dans des carrières. Il en existe deux, une située au nord-est de Taewang, la seconde, plus imposante, sur l'autre versant des montagnes, au nord du Fort Ganggeup. C'est la source de pierres la plus importante de la Confédération. Naturellement, plusieurs petites mines sont creusées, de manière générale deux par montagne, mais en ne dépassant jamais le Pic Pyongchaek. Des dragons logent dans ces montagnes et sont prêts à faire des ravages contre quiconque oserait les déranger. C'est la raison pour laquelle les montagnes les plus à l'extrémité sont réservées à la chasse et à l'extermination des dragons par les aventuriers les plus expérimentés. Mais la plus grande particularité de ces pics rocheux réside dans le climat intempestif. Depuis l’apparition des élémentaires dans le monde, le plan matériel et le plan élémentaire semble cohabiter pendant de courts moments à certains endroits, laissant place subitement à des chutes de neige, des orages, ou des chaleurs brûlantes. Pire encore, de l’énergie arcanique semble s’agglutiner sur certains endroits, créant d’infimes cataclysmes magiques. C’est sans doute l’origine d'étranges piques noires sortant du sol. Leur présence est encore assez sombre, que ce soit à cause desdits cataclysmes ou plus simplement un phénomène naturel. La faune et la flore partagent celles du Pic Pyongchaek. Néanmoins, au pied des montagnes, elles se diversifient bien plus: de nombreux reptiles de tailles différentes ou d'autres mammifères apparaissent, et certains volatiles sont parfois observés. Une chaîne alimentaire fragile et hasardeuse se met parfois en place au rythme des micro-saisons brisées par l’afflux de magie dans la zone.

Montagnes Sokcheon

La chaîne de montagnes à l’ouest de Taewang nommée Montagnes Sokecheon est la plus petite de toute la Confédération. Elle est utilisée par les locaux pour faire des randonnées et découvrir ce que le lieu a à offrir. Les montagnes sont d’une rare beauté et de la flore très colorée y pousse partout, dépictant un superbe paysage digne d’un tableau. Des petites tavernes locales sont construites sur les flancs de certaines montagnes et des guides présentent aux touristes, aux voyageurs et aux curieux la faune et la flore de la région. Ils content aussi l’histoire de l’arrivée des dragons, dûe à l’ancienne présence de bon nombre de ces créatures en ces lieux. Bien qu’il puisse encore en rester se reposant dans les grottes des monts à l’heure actuelle, aucune tragédie n’a eu lieu et ils ne représentent pas la cause de mort la plus fréquente, la majorité de ceux d’entre eux aperçus étant des dragonnets. C’est aussi un territoire de chasse pour la noblesse et le seigneur tant le gibier abonde. Cerfs, élans, sangliers, ours, loups, béliers et de façon régulière, les dragonnets sont traqués pendant des parties de chasse qui peuvent durer plus d’une demi-journée. Lorsqu’un gros dragon est repéré, chasseurs et soldats s’allient pour l’éliminer le plus vite possible.

Mont Poseong

Superbe mont situé au nord de la Forêt Tokseong, le Mont Poseong est le seul pic rocheux à être séparé de la chaîne de montagnes du Yeoseong et à atteindre des tailles similaires à celles-ci. Le point culminant, estimé à quatre kilomètres et demi de haut, a déjà été atteint par un explorateur Konizan en 1120, Akarima Oshiro. À l’époque, le mont était nommé Mont Pansung. L’explorateur, devenu célèbre était assurément un des plus grands alpinistes ; si ce n’est le plus grand. Il décède quelques années plus tard de cause naturelle, trois mois après avoir tenté l’ascension du Pic Pyongchaek. En honneur de sa carrière, une rue porte son nom dans la capitale. On retrouve d’ailleurs dans cette même rue un buste à son effigie taillé dans du marbre. Anciennement, un petit village du nom de Poseong était bâti autour du mont. Le hameau se situait sur le versant est de la montagne, non loin de l’actuelle capitale, Sheoju. Il vivait principalement grâce à une mine de charbon creusée au cœur du bourg. La vie y était simple et facile, un tiers de la population était composée de mineurs qui participaient à l’économie du lieu. Malheureusement, le village fut détruit en 1147 dans des circonstances épouvantables. La mine progressait de plus en plus et s’enfonçait de plus en plus dans la montagne, quand un mineur découvre une galerie derrière une paroi de roches. Les autres ouvriers alertés, ils ramènent des torches ainsi que quelques aventuriers pour aller explorer la cavité souterraine. Pour mesurer la profondeur, un mineur lance sa torche dans le trou. Une fraction de seconde plus tard, la pièce s’enflamme. L’incendie dévastateur s’infiltre dans la mine et remonte à une vitesse fulgurante. Les corps brûlent, les cœurs s’arrêtent de battre, et le feu atteint Poseong. Le village brûle comme du petit bois. L’incendie est tel qu’on peut l’observer depuis Dongnan. Pendant deux heures, le village est cerné par les flammes. Seuls quelques villageois survivront et pourront raconter la tragédie autour d’eux. Aujourd’hui, la mine est fermée, des cadavres brûlés ainsi que des ruines en cendres subsistent à la place de l’ancien village. Personne n’ose y retourner, des bêtes sauvages ayant établi leur territoire autour de ce qui était autrefois une bourgade. En l’honneur du village, le lieu a été renommé en mont Poseong.

Forêt Jinsan

La Forêt Jinsan, située à l'est des Montagnes Sokcheon, est elle aussi affectée par des cataclysmes magiques. À intervalles supposément aléatoires, l'eau de la rivière qui traverse la forêt se met à déborder violemment, provoquant une crue soudaine. Ces changements brutaux ont fortement impacté la faune et la flore de ces dernières années, et, bien que traverser la forêt ne soit pas très dangereux, la progression est lente, fastidieuse et éreintante. Cet étrange événement a été longuement étudiés par chercheurs et magiciens. La cause la plus plausible serait une déformation entre le plan matériel et le plan élémentaire. Les plus superstitieux croient à une tentative de retour de Udens, l'élémentaire d'eau, mais ce ne sont que des croyances sans fondement basées sur des rumeurs aisément démenties. En vérité, la majeure partie des Liunois pensent qu'il s'agit simplement d'eau déversée aléatoirement ou d'une onde de choc créée, à la manière des micro-cataclysmes des Montagnes du Yeoseong. Certains chercheurs venus observer le phénomène l'ont suffisamment étudié pour pouvoir mettre en place des "horaires" d'inondation. Globalement, celles-ci sont décalées d'une heure environ par rapport aux heures de marée haute et marée basse. Ces observations curieuses sont à l'origine de bien des interrogations parmi les chercheurs, qui émettent des hypothèses hasardeuses à ce sujet. La forêt reste entourée d'un mystère épais de par ces trombes d'eau régulières. Le bois est aussi visité pour l'importante quantité de fruits qui pousse aux arbres ; possiblement grâce au fort approvisionnement en eau. Différentes variétés de baies de très bonne qualité sont exploitées par de nombreux marchands qui viennent malgré les difficultés qu’ils vont rencontrer. Des caravanes excessives venues de parfois même Sheoju se déplacent pour importer ces fruits réputés dès que la saison est venue. À cette période-là, la forêt est temporairement fermée au public, le temps que les récoltes soient terminées. Il n’est pas rare de voir des habitants de Taewang s’interposer et tenter de barrer la route aux marchands, désireux de protéger les fruits de leur forêt ou au moins d’en recevoir une plus grosse part. Le lieu étant plutôt massif, les résidents de Taewang n’ont ni le temps ni suffisamment de mains pour récolter ne serait-ce qu’un quart de la récolte avant que les caravanes des autres villes arrivent. Il existe une dernière ressource qui est impactée à nouveau par les micro-cataclysmes : les arbres eux-mêmes. Les crues ont permis à certains arbres de se développer et de devenir d’extrêmement robustes palétuviers. Leurs racines proéminentes et solides peuvent être utilisées pour bon nombre de raisons. Quand au tronc lui-même il est tellement résistant qu’une hache peut se fissurer sur l’écorce.

Forêt Tokseong

Réputée pour être la forêt la plus verdoyante de toute la Confédération, la Forêt Tokseong est localisée au sud de la capitale. Elle est visitée par des voyageurs affluant des quatre coins du monde à la fois pour découvrir ses superbes aspects ou admirer la faune et la flore locale. Cette forêt fait le bonheur des entomologistes qui peuvent y observer une quantité inouïe de variétés d’insectes, de tailles microscopiques jusqu’à dépasser la longueur d’un bras. Certaines espèces sont encore à répertorier et la forêt est constamment remplie de chercheurs ou d’amoureux d’insectes. Mais certains viennent aussi pour une variété d’insecte en particulier, même s’ils ne portent aucun intérêt particulier aux bestioles. En effet, le scarabée éclat-irisé a la particularité d’avoir une carapace épaisse et pointue située en amont de son dos, sous laquelle se cache parfois une petite pierre précieuse, généralement une émeraude. Prisée par les collectionneurs ou par les marchands, n’importe qui peut revendre cette gemme à prix d’or et ainsi s’assurer de l’argent de côté. Le coléoptère est par ailleurs incapable de voler dans ses jeunes années, ce qui rend sa capture bien plus facile. Un tel marché n’est pas sans conséquences ; depuis quelques années, l’espèce est en diminution et peine à se reproduire, les hommes faisant office de nouveaux prédateurs naturels. L’unique moyen de défense dont le scarabée dispose est un dard empoisonné disposé juste au-dessus de la pierre. Cette toxine n’a que très peu d’impact sur un humain ; tout au plus une fièvre soudaine. Étant un problème mineur, aucune loi n’a encore été votée pour intégrer cet insecte à une loi empêchant sa capture, c’est pourquoi de nombreux spécimens sont attrapés, soignés et étudiés pour assurer la survie de l’espèce. La forêt n’est pas non plus dénuée de danger. Il n’est pas rare d’observer des pumas ou des gros reptiles aux côtés d’autres créatures aussi fascinantes que redoutables. Des clairières dispersées dans la forêt attirent aussi fermiers et agriculteurs, attirés par des graines et des plantes introuvables ailleurs, pouvant se vendre à un bon prix.


Jungle Kaecheok

De loin plus dense et plus épaisse que la Jungle Conggye, le parcours jusqu’au centre de la Jungle Kaecheok est pénible et laborieux. Elle abrite en son centre les ruines des temples datés d’avant le début de l’influence d’Ergaloroth. Ces superbes temples étaient le symbole de la suprématie Konizane et de leur développement par rapport aux autres nations voisines. Les anciennes routes tracées et la végétation coupée ne sont maintenant plus visibles. Des bribes de sentiers apparaissent par endroits aux côtés de marches taillées dans le sol ou en pierre et indiquent un vague chemin à suivre pour les voyageurs, mais l’imposante végétation n’aide pas. Il est strictement défendu de traverser la forêt sans être entièrement protégé ; d’une part face aux prédateurs qui y vivent, et d’autre part pour se protéger des moustiques et autres nuisibles qui sillonnent la jungle sans arrêt. La température élevée accompagnée d’une piqûre de ces insectes peut être extrêmement néfaste pour le corps et l’esprit, voire même léthal. Ces moustiques peuvent transmettre des maladies graves comme une simple fièvre. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas se laisser piquer au vu de la taille des insectes ici. Les plus gros moustiques peuvent atteindre la taille d’une main. L’humidité très importante permet à certaines plantes de se développer que l’on ne trouverait autrement que dans la Jungle Conggye, pour le plus grand bonheur des alchimistes, des mages et des chercheurs. En échange d’un somme d’argent conséquente, on peut charger un groupe d’aventuriers de ramener une quantité importante de ces ingrédients difficiles à trouver. Certaines plantes permettent de créer des potions médicinales très efficaces ou d’autres types de breuvages susceptibles d’agir dans le corps. En plus de sa valeur historique, la Jungle a développé, grâce à sa flore, un nouveau marché de collecte d’ingrédients.

Jungle Conggye

Tombeau de nombreux groupes d'aventuriers bien trop sûrs d'eux, la Jungle Conggye est la jungle la plus dangereuse de tout Liuyen. Son climat tropical insoutenable seul peut venir à bout d'une équipe mal préparée. Mais le risque primordial qui plane au-dessus de la forêt tropicale reste la race bestiale qui y réside depuis plusieurs années et qui se fait maître de la forêt: les Conggen. On estime que leurs premières apparitions remontent à l’an 680. À l'heure actuelle, les quelques survivants qui se sont réchappés de ce lieu maudit en dénotent un total de trois différents, mais il est tout à fait probable qu'il en existe bien plus. Les caractéristiques principales répertoriées affirment que ce sont des espèces avec six membres, couverts d'écailles, avec un odorat extrêmement développé ainsi qu'une force démesurée. La première sous-espèce observée a été catégorisée comme étant les Conggen Grimpeurs. Ces petits monstres habiles aux yeux oranges sont véloces et très agiles. Leurs griffes noires crochues, aidées de leurs six pattes, lui permettent de s'accrocher aux arbres et de se mouvoir avec une aisance redoutable. La forme de leurs crochets est aussi utile pour s'infiltrer dans les interstices des armures. Bien que leur peau soit mince et facilement transperçable, ils conservent un flux sanguin important grâce à une poche de sang qui continue momentanément à alimenter le cœur une fois celui-ci percé. Le second Conggen découvert a été baptisé Conggen Piétineur, en référence à son mode d'attaque. Son cerveau étant à peine plus gros qu'une orange, il se contente d'utiliser à bon escient ses six membres puissants pour écraser les intrus qui s'immiscent dans son territoire. Robuste, seules les lames les plus tranchantes sont capables d'entailler le corps de ces créatures. L'ultime espèce découverte est aussi la plus belliqueuse. Elle a été nommée Conggen Indomptable. Sourd, il passe la majeure partie de son temps immobile au cœur de la jungle dans un état quasi-végétatif. Mais son thorax et ses membres ressentent avec précision les vibrations du sol. De ce fait, il identifie la cible et sa position. Si c'est une proie, il se réveille et se entame une course instoppable pour aller la dévorer. Très musclé, il n'hésite pas à déraciner des arbres pour combattre les cibles les plus résistantes. Ils comptaient parmi les créatures les plus terrifiantes de Liuyen jusqu'à l'apparition des dragons. Des rumeurs circulent comme quoi ces bêtes seraient les gardiennes de ruines anciennes ou d'un trésor fabuleux, d'où proviendrait la dangerosité du lieu.

Plaine Hyegeup

Vaste étendue d’herbe et de collines aux couleurs jaunâtres et verdâtres, la Plaine Hyegeup est située entre la Jungle Conggye et la Jungle Kaecheok. Il y a longtemps, quelques années avant le Fléau de la fausse mort, un fort était en construction au sud de la plaine, proche du Désert Jeonje. Ce château devait être utilisé pour combattre la présence d’orcs dans le désert. Il était prévu que le fort serait bien plus grand que l’actuel Fort Ganggeup et pourrait abriter plus de mille soldats, ainsi que plusieurs tonnes d’équipements et d’engins de siège. Un haut général de guerre aurait élu domicile dans la tour la plus haute et aurait commandé les troupes sur le champ de bataille. Mais la construction ne s’est pas déroulée comme prévu ; les cargaisons de pierres arrivaient trop lentement et en trop faible quantité, parfois à cause d’accidents ou de rencontres brutales entre les sbires d’Ergaloroth ou des bêtes sauvages. La création des murs d’enceinte du château étaient sans cesse interrompues par l’attaque d’orcs provenant du désert qui avaient remarqué l’apparition du chantier ou de dragons affamés et attirés par les proies faciles. Néanmoins, la progression du château était de plus en plus rapide à mesure que des mains se joignaient à l’oeuvre. Quelques mois passèrent quand les murailles furent érigées et les douves construites. À l’abri pour effectuer les travaux, beaucoup pensaient que le gros du travail était fait et que le reste du chantier allait progresser à grands pas. En effet, en seulement un mois, la première caserne était construite et le donjon avait commencé à s’élever. L’effervescence régnait dans l’enceinte du château et toutes les personnes présentes s’activaient le plus possible. C’est moins d’un an plus tard qu’une hydre surgit de la terre. Semblable à un serpent monstrueux et possédant de multiples têtes, cette abomination est capable de causer des ravages. Pendant une semaine, la créature est restée passive et se contentait de dévorer du bétail qui pâturait dans la plaine. Mais chaque jour, la créature s’approchait de plus en plus du château. Sa taille était impressionnante, si bien que chacune de ses têtes faisait celle de trois hommes. Il ne lui fallut pas longtemps pour dévorer trois quarts des soldats et détruire le fruit de mois de labeur. Balistes et trébuchets semblaient à peine l’égratigner. Une fois la forteresse réduite à néant et la garnison anéantie, la créature s’éloigna, repue. À présent, elle est observée se baladant dans la plaine, parfois allant jusqu’aux abords des jungles. Elle se repose dans d’anciennes ruines au nord, datant de l’apparition des héros. Depuis son attaque, l’hydre arbore le nom de la plaine, Hyegeup. Les aventuriers ou toute autre personne désirant traverser la plaine doit redoubler de prudence et uniquement passer à la nuit tombée. Beaucoup voient l’apparition de cette hydre comme une malédiction, les orcs ne se déplaçant plus dans la plaine mais s’approchant de plus en plus de Kimsu.

Plaine d'Hamsu

La Plaine d'Hamsu, située à l'est de la Jungle Kaecheok, est la plaine la plus vaste du pays. Elle est récemment devenue célèbre pour avoir été le champ de bataille de l'Assaut de Ragefeu. La terre encore sillonnée par le passage des orcs et des soldats, le paysage a perdu sa beauté d'antan. Les champs de pâquerettes et de hautes herbes sont piétinés, les collines ravagées par les engins de siège et les arbres déracinés et effondrés. La nature reprend peu à peu son droit, avec la contribution d'Hamsu qui participe à la plantation d'arbres, de fleurs et autres plantes. L'endroit reste malgré tout encore fortement utilisé par les éleveurs de bétail qui envoient leurs animaux pâturer dans les champs.

Plateaux Gwangsan

Les Plateaux Gwangsan recouvrent une large zone. L’endroit est escarpé et connu pour ses nombreuses falaises et collines. Néanmoins, ils séparent les villes de Gyonghon et Haeneung, et sont donc fortement empruntés par marchands, aventuriers, caravanes et voyageurs. Des routes tracées depuis bon nombre d’années favorisent les déplacements et les excursions à travers ce lieu. De plus, peu d’animaux agressifs y résident et la plupart des voyages se déroulent sans encombre. Néanmoins, deux petites cavernes creusées dans des falaises mènent au Royaume Souterrain. Des Rashkens ou des Kobolds lancent parfois des attaques contre ceux qui traversent les plateaux mais généralement, seuls de petits groupes sortent affronter les voyageurs. Évidemment, il est impossible de savoir à quoi s’attendre ; peut-être des rats-ogres sont prêts à écraser quelconque groupe d’aventuriers ou un piège sournois est tendu par des Kobolds sur le chemin d’une caravane. De plus, les plus grosses hordes de sbires tentent parfois de s’en prendre aux cités avoisinantes, même si les dégâts sont rarement majeurs. Quelques rassemblements massifs menés par les Rashkens les plus vicieux peuvent parvenir à briser des défenses de la ville et assassiner plusieurs centaines de gardes et villageois, tout au plus, même si ces attaques-surprises sont suffisantes pour instaurer la peur et le doute dans le cœur des habitants. Par conséquent, des murs et des palissades sont fréquemment bâtis et réparés autour de ces accès pour ralentir la progression des créatures et diminuer leur présence dans les plateaux. De plus, trois carrières de pierres ont été construites dans la région, pour fournir une grande quantité de matériaux de construction dans toute la Confédération. C’est pourquoi il est d’autant plus crucial de défendre les ouvriers qui y travaillent.

Ruines Kuzan

Anciennement des temples symboles de l’avancement technologique et architectural des Konians, les Ruines Kuzan n’ont que quelques traces de leur passé glorieux. Construits en hauteur avec une précision chirurgicale et une symétrie parfaite, les temples surplombaient le reste de la jungle. À l’époque, ces temples faisaient la fierté des Konizans. Ils étaient construits à la base pour surveiller les alentours et voir en avance les attaques ennemies en ces temps de guerre. Truffés de pièges et bâtis en suivant des plans labyrinthiques mais remplis de trésors amassés par les Konizans au fil des années, quiconque réussirait à accéder à la salle des trésors deviendrait immensément riche en pillant un seul de ces temples. Ces imposants bâtiments n’ont pas seulement été construits par les Konizans mais aussi par les Neimadas réduits en esclavage à l’époque. La végétation autour était coupée du côté des villes et de la Confédération et on la laissait pousser au nord, pouvant offrir une couverture supplémentaire face aux envahisseurs venus du nord. Hélas, quand l’influence d’Ergaloroth débuta son emprise sur les Konizans des dizaines d’années plus tard, la folie s’empara des esprits des Konizans. Les plus pauvres, rejetés par leurs pairs, attaquèrent et pillèrent les temples par centaines. Le Perfide avait porté un grand coup à l’équilibre de la civilisation Konizane. En voyant les désastres causés par l’avidité et la soif de pouvoir des Konizans, les Seigneurs et leurs Conseils respectifs se réunirent pour mettre fin à cette inconscience. Quand tout fut terminé, les temples furent laissés à l’abandon, de peur que tout cela se reproduise. Aujourd’hui, les ruines de ces temples autrefois majestueux représentent le jour où la Confédération Reokeri a failli être détruite.

Désert Jeonje

Vaste étendue aride, le Désert Jeonje s'étend sur des kilomètres. Des centaines de dunes à perte de vue. Séparé de la Plaine Hyegeup et des jungles juxtaposées par une chaîne de montagnes, le désert est difficile d'accès et il faut compter plusieurs jours de marche pour y arriver de la ville la plus proche, Kimsu. La traversée est d'autant plus compliquée pour les véhicules, les machines et les chevaux: les chemins sont étroits et les sentiers escarpés. L'étendue désertique comporte bien des risques, entre animaux venimeux et bêtes féroces, le désert Jeonje est sous l'emprise des Orcs. Depuis les montagnes, on peut observer tours, avant-postes et villages au loin, construits avec le bois des arbres de la jungle et du massif montagneux. Bon nombre de soldats, guerriers, explorateurs et de voyageurs ont été égorgés sur ces terres hostiles. Là-bas, les températures atteignent les 50° le jour et les -5° la nuit. Ce climat aux changements subis rendent les journées passées ici extrêmement difficiles à supporter et éreintent même les hommes les plus entraînés. Son importance militaire capitale en fait une zone très surveillée par la Confédération. Les températures auxquelles seuls les Orcs peuvent résister inquiètent les généraux qui sont dans l'incapacité d'organiser une campagne pour exterminer la présence orc ou de riposter sur leur territoire en cas d'attaque. Des refuges sont bâtis dans les montagnes où quelques observateurs résident pour étudier le mouvement. Le désert tire son nom du haut général de guerre Jeonje, qui avait tenté une première expédition pour tuer le plus d'orcs possible il y a plus d'un millénaire. Le peu de flore qui pousse dans la zone est majoritairement composé de cactus. Une variété est prisée pour les fleurs qui poussent dessus en raison de leur beauté et de leur rareté. Bien que mortellement risquée à acquérir, cette plante est un cadeau d'une qualité exceptionnelle à offrir à celui ou celle qu'on aime. Les plus courageux vont la chercher eux-mêmes, les autres l'achètent ou la font importer. Le risque pris pour obtenir cette fleur a créé à lui seul un marché très demandé. Le peu d'espèces qui vivent dans ce lieu inhospitalier produisent aussi des ingrédients très rares prisés par les chercheurs et les alchimistes, en particulier les venins de crotales ou de scorpions qui imbibent les armes des orcs. Des échantillons de ces poisons puissants permettraient de créer des anti-venins d'une utilité colossale.


Terres brûlées

Touchées par un cataclysme incendiaire qui les enflamme depuis des années, les Terres Brûlées montrent à ceux qui l’aperçoivent un spectacle impressionnant. L’importance de ce phénomène en a fait un lieu incontournable à observer. L’endroit est suivi avec attention par les Maîtres des Terres Sauvages car bien que les Terres Brûlées soient entourées d’un fleuve séparé en deux voies, nul ne sait à quoi s’attendre quand il est question d’un micro-cataclysme magique. Anciennement, un village bâti au sein d'un bosquet était situé à cet endroit. Portant le nom de Hiedeong, le bourg était le plus petit village de tout le pays, et vivait en harmonie avec la nature grâce à l'agriculture et la collecte d'ingrédients. Nombre d'alchimistes y résidaient et y étudiaient, et la commune avait acquis une renommée qui atteignit même la capitale. En dépit de sa taille, le lieu disposait en effet de la faculté d'alchimie la plus grande et la plus prestigieuse de la Confédération. L'incident survint brusquement, en journée. L'air est soudain devenu pressurisé et attiré en un point, avant d'être violemment relâché sous forme de gerbes de flammes. Les maisons prirent feu, l'école d'alchimie et ses bibliothèques furent touchées de même et n'ont guère résisté plus longtemps. Environ la moitié des habitants survécurent, l'incendie étant très concentré au début. Ils eurent le temps de s'enfuir et de se réfugier dans une autre ville proche. Certains furent attaqués par des bêtes, d'autres ne réussirent pas à traverser la rivière à la nage. Les rescapés purent narrer les circonstances de l'incendie à tout le monde et la nouvelle des Terres Brûlées circula à une vitesse folle. Très vite, l'inquiétude gagna même les plus hauts membres de la hiérarchie. Comme l'État n'était plus habité, des questions furent soulevées très vite. Fallait-il garder un Seigneur ? Désigner cet État comme une Terre Sauvage ? Le choix fut vite fait. Depuis, six fois par jour, le cataclysme fait des siennes et l'incendie redémarre de plus belle sur des cendres carbonisées depuis des dizaines d'années.

Histoire

Années 1000

La puissance affaiblie qu’est devenue la Confédération suscite dans le cœur des Seigneurs une envie profonde de restaurer la gloire d’antan au pays. Un impôt est levé et, bien qu’il ne fasse pas l’unanimité, Reokeri se reconstruit. L’architecture, la technologie et la magie se développent, l’armée se renforce et la paix s’envisage enfin. Le fléau de la fausse mort semble commencer à s'affaiblir et tout est mis en œuvre pour le combattre.

An 1016

L’apparition d’un nouveau rang politique, les régents, est mis en place. Il permet d’alléger les charges du Seigneur et offre un contrôle bien plus large envers chaque cité. Une poignée de Konizans nobles sont désignés pour devenir les nouveaux maîtres de la ville.

An 1067

La paix mondiale est signée par chaque seigneur et rapidement mise en place. Cela signifie la fin des assauts de la Dynastie Xia et de ses envies de conquête. Une grande vague de joie submerge le pays.

Années 1070 à 1125

L’espoir apparaît à mesure que le fléau disparaît peu à peu. Il persiste et reste dangereux, mais les progrès faits dans tous types de domaines permettent de freiner sa progression et de le faire reculer encore plus.

An 1113

Le Seigneur qui résidait à Gyongcheon, Yeokk Goni, décède de son âge avancé. Son fils de 102 ans, Owae Goni, prend la relève. Son caractère impulsif et ses décisions parfois hâtives attirent reproches et critiques.

Années 1125 à 1205

Reokeri reconstruite est plus puissante que jamais. Elle excelle dans tous les domaines, et la fausse mort est fragilisée, jusqu’à être éradiquée en 1205. Cette nouvelle réjouissante provoque une effervescence dans tout le pays. La paix instaurée permet à la confédération de prospérer et d’entretenir des relations amicales avec les autres pays alentours. La découverte d’Eraltis il y a des décennies a grandement développé les échanges maritimes et le pays dispose de grandes richesses et de ressources nombreuses. Une ère nouvelle s’annonce pour tout Reokeri.

An 1169

Le Seigneur de Sheoju meurt d’un assassinat et est atteint du fléau de la fausse mort. Son corps est incinéré et ses cendres sont déposées dans les sous-sols du château, sur un autel digne d’un dieu. Quiconque s’approche à moins d’un mètre est exécuté sur le champ. Énormément respecté dans tout le pays, des funérailles nationales sont organisées. Les tueurs retrouvés, ils sont pendus publiquement à Sheoju. Le fils du seigneur, Assueo Grandarm, accède au trône. Il devient très vite aussi populaire que son père et est considéré comme l’un des meilleurs dirigeants que le Reokeri ait connu.

Politique


La Confédération est divisée en cinq états. Cependant, un des états ne comprend que les Terres Brûlées et est donc mis à part, de la même manière que celui qui ne délimite que le Désert Jeonje et les jungles. Ces deux États sont surnommés les Terres sauvages. La hiérarchie chez les Konizans étant très développée et voulue très structurée, il existe de nombreux rangs militaires et politiques organisés. Femmes comme hommes ont accès aux mêmes postes en dépit de leur sexe, excepté le seigneur.


Un Seigneur

À la tête de chaque état.
Le Seigneur prend le pouvoir par succession ; à la retraite du seigneur actuel, le fils prend sa place. Si le seigneur a plusieurs fils, ceux-ci deviendront des vassaux du seigneur ou son conseiller personnel. L’aîné devient alors le seigneur. C'est ainsi que trois familles perdurent depuis des générations: les Otasage, les Gaduja et les Nokage. Grandement adulés, seuls les plus haut membres de la hiérarchie ont le droit de ne pas faire de révérence. Les Seigneurs représentent le pouvoir, mais ne sont pas ceux qui en ont le plus. Ils font les discours, participent aux votes des lois et répondent aux propositions, nomment les généraux et leur Conseil. Ils ont la possibilité d’imposer leurs commandements si besoin, et peuvent expulser à tout moment n’importe quel membre de la hiérarchie. Ils dominent, avec le Conseil, les différents régents de chaque cité. C’est aussi eux qui se rendent à la Réunion des Chefs d’États tous les cinq ans. Lors de ce rassemblement, les Seigneurs s’entretiennent sur les évènements, les problèmes et évoquent plus généralement de ce qui se déroule dans leurs États respectifs. Ils élisent ou ré-élisent aussi les deux Maîtres d’États. C’est à ce moment-là qu’ils fument chacun leur tour l’Aodshan, plante supposée divine qui serait associée à Ao, le tout-puissant. Ce tabac marque l’évènement tout en respectant les traditions, et est symbole du besoin de maintien de la paix et de l’ordre. Les Seigneurs résident respectivement à Sheoju, Gyongcheon et Gyeonghon.

Le Conseil

L'assemblée de maintien de l’ordre.
Le Conseil est un groupe de six diplomates désignés par le Seigneur qui incarnent chacun un pouvoir. L’économie, la défense, la justice, le travail, les affaires étrangères et la santé. Chacun d’entre eux prennent les décisions en rapport avec leur pouvoir, en accord avec le seigneur. Ils ont pour objectif de maintenir un équilibre parfait au sein de la Confédération et des États. Ils interviennent aux côtés du Seigneur et possèdent globalement le plus de pouvoirs, plus particulièrement dans leur domaine. Ils participent aussi aux votes à main levée pour toutes les décisions prises entre eux et par le Seigneur.

Les Maîtres d’État

Gardiens des Terres sauvages.
Tous les cinq ans, deux Maîtres d’États sont élus ou réelus par le seigneur. Ils sont chargés de surveiller et de prendre les décisions liées aux terres sauvages. Bien qu’ils soient deux à ce poste, ils prennent les décisions ensemble concernant les deux États. Il faut évidemment qu’elles soient validés par au moins deux Seigneurs, qui les auront soumises à leur Conseil personnel.

Le Conseiller

Au service du Seigneur.
Le Conseiller n’est pas nécessairement présent dans la hiérarchie Konizane. Seul les Seigneurs ayant un petit frère ou une petite sœur peuvent lui accorder le privilège d’être Conseiller. Le rôle de celui-ci est simple ; il assiste, conseille, divertit le seigneur et s’entretient avec lui. Il l’accompagne aussi lors de la réunion des Chefs d’États, mais ne fume pas l’Aodshan.

Les vassaux

Soutien du seigneur.
Désignés par le seigneur, les vassaux vouent une allégeance et un respect sans bornes au seigneur. Ils participent aux campagnes militaires, sont entraînés toute leur vie et font partie de l’élite des soldats. Formant la véritable garde personnelle du seigneur, ils sont généralement au nombre de 5 et le protègent lors de ses déplacements. Les vassaux sont parfois parmi les frères et sœurs du seigneur. Ils ont des résidences privées et disposent parfois de terrains personnels dans les villes de l’État.

Les Chefs des villes

Connus comme étant les régents.
Les régents gèrent les villes et ce tout ce qu’il s’y passe. Ils sont libres de prendre des décisions sans avoir à contacter le seigneur du moment que ce n’est pas un choix de grande ampleur. De la même manière que le seigneur, ils sont désignés par succession. Ils résident dans des temples de ville, larges bâtiments ornés surplombant la ville. Ils exercent une certaine autorité et les habitants lui doivent le respect et doivent faire une révérence lors de son passage. Tous les régents sont des Konizans.

La noblesse

Les habitants “supérieurs”.
Les Konizans considérés comme “nobles” sont ceux qui naissent avec un emblème d’une lignée noble. Ils acquièrent un second nom de famille placé devant le premier, jouissent de certains privilèges mais on aussi certaines obligations liées à leur rang. Les marchands, pour être bien vus de leur part, leur font des réductions et ils logent dans des maisons bâties en hauteur et plus luxueuses que la moyenne. En outre, il est bien vu de les saluer lorsqu’ils sillonnent les rues. Néanmoins, bien que beaucoup respectent les nobles, ces citoyens privilégiés peuvent s’attirer les foudres de bien des personnes victimes de jalousie.

Le haut-général

Le maître des armées.
Le haut-général est nommé par le seigneur et incarne le pouvoir de la défense au sein du Conseil. Il commande les généraux, les armées ainsi que son budget et organise les campagnes. Il est choisi pour ses actes de bravoure et parfois pour l’emblème qu’il arbore. C’est le seul poste, avec les généraux, qui n’est pas uniquement réservé aux Konizans. En revanche, ceux-ci sont évidemment privilégiés. Il réside dans les mêmes quartiers que le seigneur, ou dans une habitation juxtaposée.

Les généraux

Le corps des forces armées.
Le général est le grade maximal qu’un soldat peut atteindre. Décoré et respecté, il reçoit en plus un uniforme spécial et un équipement renforcé, utilisant les minerais les plus rares. Les généraux sont mis à la tête de bataillons qu’ils commandent, tout en respectant les missives du haut-général et du seigneur.

Culture

Le Reokois

Le Reokois était la langue la plus utilisée dans la Confédération Reokeri avant que les langues communes n’apparaissent. Elle a été inventée il y a des siècles par deux sages: un Konizan et un Neimada. Bien qu’accessible, la langue possède quelques particularités. On retrouve encore des utilisateurs assez fréquents, particulièrement dans les cités à l’écart de la capitale.

Les règles de base

  • Un mot ne commence jamais par une voyelle
  • Certaines consonnes se prononcent différemment selon où elles sont placées dans certains mots
  • Les groupes de consonnes sont toujours à la fin d’une syllabe. Si la syllabe est suivie par une consonne, seule la première consonne est prononcée. Si la syllabe est suivie d’une voyelle, les deux consonnes du groupe sont prononcées, la deuxième réalisant une liaison avec la voyelle qui suit


Il existe deux types de lettres: simples et composées. Consonnes et voyelles existent aussi.

Consonnes :


G - N - D - R - M - B - S - N - J - CH - K - T - P

G se prononce gu, R se prononce l ou r, J se prononce dj et CH se prononce tch. Si G et N sont placés à côté, le G est alors prononcé gue.

Consonnes doubles:


KK - TT - PP - SS - JJ - GG | Les consonnes doubles se prononcent de façon appuyée.


Consonnes composées:


KS - NJ - BS - LM

KS se prononce x, NJ se prononce ndj et BS se prononce ps.


Voyelles:


A - YA - EO - YEO - O - YO - U - YU - EU - I

YU se prononce you.


Voyelles composées:


AE - YAE - E - YE - WA - WAE - OE - WEO - WE - WI

Les AE se prononcent è (è, yè, wè). Les E se prononcent é (é, yé, wé).

Il n’y a pas de conjugaison, d’accords en genre et en nombre. Les mots remplacent ces aspects grammaticaux. Il existe plus de mots que dans la langue commune pour décrire des sentiments, des façons de s’exprimer ou des formules de politesse, etc…


L’écriture se fait de gauche à droite et de haut en bas.


Il existe une variation qui peut être vue comme un accent, où l’on ajoute EUI à la fin de certains mots (seulement à l’oral), qui se prononce euy.


Il est important de noter que certains noms (villes, lieux, prénoms…) peuvent comporter des lettres provenant d’autres langages.


Les fêtes

La fête nationale: (12 Aratel)

Ce jour célèbre le début de la fondation de la Confédération. Feux d’artifice, flammes et lanternes promettent un spectacle impressionnant et une ambiance festive. Personne ne travaille et chaque seigneur prononce un discours à la fin de la journée.

La semaine de la chasse: (10-17 Olréys)

Chaque seigneur part chasser accompagné des meilleurs trappeurs et chasseurs de sa région. Il s’en prennent souvent à de grosses cibles et un banquet est organisé chaque soir avec le gibier attrapé. C’est le moment où le plus de chasseurs sont actifs.

La fête du seigneur

Chaque État a sa propre fête du seigneur basée sur le jour de l’accès au trône de celui-ci. Personne ne travaille cette journée-là.

Le Nouvel An: (28 Norune - 8 Kadiel)

Contrairement à leurs voisins du Kutogawa, le Nouvel An dure plusieurs jours. Des événements et spectacles sont organisés chaque soir au crépuscule. En revanhce, les journées ne sont pas banalisées. C’est l’occasion d’organiser des repas avec sa famille ou d’offrir un cadeau à un proche.

La cuisine

Les plats typiques Konizans sont faits avec de nombreux produits locaux et sont généralement faciles à préparer. Ils marient viandes, féculents, légumes et sont faits pour être emplis de saveurs différentes. Il mangent leurs repas avec des baguettes en métal.


Soe Paejjun: Plat crée pour la première fois à Dongnan, mariant viande de boeuf et légumes variés. La côte de boeuf est taillé en petits cubes épais et cuits pendant plusieurs heures pour être le plus tendre possible. Le jus est récupéré est servi avec un fond de sauce au soja. Tomates, carottes, aubergines et champignons sont ajoutée et placés au-dessus de la viande après avoir été cuits à feu doux. On ajoute pour finir un peu d’huile de sésame et de la ciboulette pour renforcer le goût en bouche. C’est un plat très apprécié par la population car finalement peu coûteux et délicieux.


Gapyae: Ce plat est un des plus répandus pour son prix et le temps qu’il faut pour le préparer. On se sert des nouilles de fécules de patate douce qui deviennent transparentes à la cuisson et de petits légumes découpés en tiges. Aucun légume précis n’est demandé, mais celui le plus utilisé est de loin la carotte. Pour finir, on ajoute de la sauce soja et un peu de sucre. Le résultat final est très léger, simple mais diablement efficace.


Soe Panwaei: Un autre plat à base de boeuf, bien plus luxueux. On sélectionne le meilleur filet des boeufs en meilleure santé pour obtenir une viande parfaitement tendre. La pièce est relativement peu cuite afin qu’elle soit bien rouge. Ensuite, on ajoute quelques cuillères de sauce légèrement relevée et on dispose des champignons en fines lamelles sur le côté de l’assiette. Des dés de carottes et de pommes de terre baignés dans une sauce au soja sont ajoutés proches de la viande. De la pomme râpée est ensuite déposée sur les dés pour ajouter un goût légèrement fruité. Pour finir, on ajoute du coriandre sur toute l’assiette et un peu de gros sel sur la viande. Ce plat est riche et cher: seuls les nobles y ont accès.


Chuji: Le dernier plat est le seul plat véritablement traditionnel cuit au feu de bois. De longues lamelles de boeuf épaisses sont marinées dans une sauce composée d’oignons, de sauce soja, d’huile de sésame et de basilic. On rajoute un peu de sucre, d'ail et de sel, ainsi que quelques graines de sésame. L’ensemble cuit pendant une dizaine de minutes et est servi sur une grande assiette ; les quantités pouvant varier d’une recette à l’autre.


Les produits locaux

Le Tongjiao est un alcool fait à partir de riz ou d’autres amidons comme la pomme de terre, le blé, l’orge, etc… Il peut être plus ou moins fort selon les régions, jusqu’à avoir une teneur de 45%, voire légèrement plus. De manière générale, il est vendu à 20% dans les tavernes et on trouve les plus forts que dans certaines boutiques. Parfois, il est aromatisé avec un fruit local trouvé en bordure de la ville pour supprimer le goût désagréable en bouche qui fait sa réputation.


L’Aodshan est une plante aux propriétés hallucinogènes visuelles et auditives. Fumée en très petite quantité, elle n’est pas nocive pour le cerveau et procure une légère sensation de bien-être. En grande quantité, elle devient tout de suite plus nocive mais son véritable effet se déclenche. Ao apparaîtrait en personne, selon ce que j’imagine la personne du Tout-puissant. Le temps de réaction est réduit, l’individu sent la température de son corps monter et un sentiment de bien-être total. Son commerce est légal mais c’est un produit extrêmement coûteux que seuls les riches peuvent se permettre. Lors de la Réunion des Chefs d’États, la plante est fumée en petite quantité par les Seigneurs. Seul le léger bien-être procuré est recherché.

Les règles de bienséance

Depuis des années, une forte gérontocratie s’est mise en place au sein de Reokeri. Des règles ont ainsi été mises en place et peuvent porter préjudice aux habitués, pouvant résulter en une sanction. Ces traditions sont à apprendre et à respecter par tout Reokerien qui se respecte.

Règles générales

Se faire remarquer dans la rue, excepté pour une raison d’honneur, est assez mal vu. Avoir une arme dans la main est interdit, sauf pour les gardes ou raison particulière. Mendier à des endroits fortement empruntés est interdit. Tousser, éternuer sans mettre la main devant sa bouche ou afficher des traces de maladie est interdit. Les gestes tels que s’enlacer ou s’embrasser doivent se faire silencieusement et respectueusement.

Règles à table

Les plus âgés se servent ou sont servis en premier en dépit de leur ethnie, et sont invités à prendre leur morceau favori. Ne pas finir son assiette n’est mal vu que si les baguettes sont posées dans le plat. Il est obligatoire de placer ses deux baguettes à gauche ou à droite de l’assiette une fois son repas fini. Il est strictement interdit de parler la bouche pleine ou les baguettes en main. Il est de coutume de s’incliner avant et après un repas lorsqu’on est convié à un dîner.

Foi et religion

Le peuple de Reokeri est pour la grande majorité croyant et suit les principes d'Hylenor à la lettre. Chaque village dispose au minimum d'une simple paroisse construite il y a des décennies. Les cités les plus imposantes mettent parfois à disposition plusieurs églises et monastères construits dans des zones différentes pour permettre à chacun d'avoir; un lieu de prière à proximité. Étant donné la supériorité numérique écrasante des fidèles, affirmer publiquement son indifférence vis-à-vis d'Hylenor risque de laisser place à de vives critiques même de la part d'un proche. C'est d'ailleurs pour cela que la religion est obligatoirement enseignée dès le plus jeune âge dans toutes les écoles. La foi des habitants du Reokeri s'observe communément au travers de leurs paroles et de leurs actions, par exemple par le biais de prières lorsque le soleil se lève ou se couche, en dehors d'une installation religieuse. Il est important de concevoir que la religion a donné lieu à une insulte gravissime: pour n'importe quel Konizan croyant, se faire traiter de "Chien d'hérétique !" finit fréquemment en un duel, parfois léthal pour l'un des duellistes.

La Magie

Au sein de la Confédération, l'utilisation de la magie n'est pas autant mise en valeur que la religion ou la technologie, par exemple. Cependant, beaucoup d'individus la pratiquent sous diverses formes, la magie Élémentaire restant de loin la plus pratiquée. Quelques mages d'élite sont sous la tutelle de grands maîtres venus du Shogunat, voire même d'Eraltis, mais dans sa globalité, la magie n'est pas la plus grande force du Reokeri. Il existe seulement quelques lieux d'apprentissage luxueux, coûteux et réputés qui figurent parmi les édifices les plus beaux de certaines régions mais les conditions d'accès pour ceux qui souhaitent devenir d'éminents mages sont rudes et ne s'assouplissent pas, la formation de guerriers et leur entraînement étant plus aisée et plus plus utile à l'armée. En revanche, les mages ou érudits qui s'occupent de recherches et permettent de nouvelles prouesses technologiques sont de plus en plus recherchés.

La Technologie

En termes de niveau technologique pur, la Confédération est dans l’ère de son temps ; les chercheurs Reokeriens suivent de très près toute découverte importante. Quelques Konizans envoyés dans les différentes régions du monde rapportent de temps à autre des informations et des observations qu’ils ont pu faire dans ledit pays. Le domaine de prédominance des Konizans reste l’architecture ; à l’aide de machines et d’engins complexes, ils peuvent bâtir des édifices superbes et résistants en un temps record. Ils disposent aussi d’un arsenal développé contenant quelques armes expérimentales, que ce soit pour les fantassins ou des engins de siège. Le Reokeri possède aussi une vaste flotte, parmi laquelle se trouve quelques navires achetés au Shogunat Kutogawa.


Les relations inter-espèces

Pareillement au Shogunat, deux personnes de sexe opposé n’appartenant pas à la même ethnie est très mal vu et considéré comme déplacé. De même, deux personnes de même sexe et d’ethnies différentes peuvent seulement effectuer des poignées de main, des tapes sur l’épaule ou autres contacts du même style. En revanche, deux individus enfreignant cette loi ne seront pas envoyés en prison mais seront avertis et devront payer une amende. S’ils sont pris d'autres fois commettant le même crime, l’amende augmente jusqu’à la sentence ultime: la peine de mort.