Eraltis

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Histoire d'Eraltis

Les premiers peuples (-800 à -50)

Eraltis

Eraltis est le continent situé à l'Ouest du monde connu. Le climat y est tempéré, prospère au développement de forêts et plaines verdoyantes. De grandes chaînes de montagnes se dessinent, d’où coulent des rivières d’eau pure. Le Nord est constitué d’îles gelées, enfermées dans un hiver constant tandis que le Sud se compose d’un désert aride où la chaleur étouffe toute forme de végétation. Les différents pays qui constituent le continent n’ont pas toujours eu les frontières dont ils disposent actuellement. L’Histoire d’Eraltis, chantée dans de nombreuses cours, est pourvue de maintes légendes et mystères.


Sultanat de Maaravie et ses malédictions (-800)

L’un des peuples les plus anciens d’Eraltis est le maarave. Cette civilisation a su tirer avantage de sa localisation géographique pour se développer et devenir un pionnier de la conquête. Ils bâtirent leurs premières villes le long du fleuve Atour, utilisant les terres fertilisées par le dépôt des alluvions pour cultiver légumes et fruits. La vaste Memsehmat serait une des villes les plus anciennes d’Eraltis. Aux environs de -750 avant les héros, le peuple maarave fut touché par une succession d’évènements dramatiques. A cela, ne fut trouvé qu’une seule explication. Taftka, le sultan qui dominait alors le pays était en quête d’encore plus de pouvoir. Il fut approché par Ergaloroth qui lui promit de lui accorder une puissance divine, nécessaire à la conquête du monde. Pour cela, il fallait que le prétendant sacrifie cinq de ses meilleurs gardiens. Une fois l’offrande accomplie, et malgré l’avertissement de ses conseillers, Taftka se croyait l’humain le plus puissant du continent. Or la divinité maléfique s’était jouée de lui, et a déclenché son courroux sur le peuple. Taftka ne pouvait qu’assister à l’horreur de la situation, impuissant. Le premier des malheurs fut la transformation de l’eau du fleuve Atour en sang. Rendant sa consommation impossible et causant des pénuries, plus importantes qu’en période prolongée de sécheresse. Se succédèrent des invasions de créatures nauséabondes, à savoir grenouilles, moustiques et mouches. Un véritable cauchemar pour les habitants. Comme si cela ne suffisait pas, Ergaloroth utilisa maladies et nuisibles pour décimer les troupeaux de bétail afin d'affamer les maaraves. Ce mal se propagea jusqu'aux Terres Arides, si bien que même les Orcs furent touchés. Croyant à une attaque directe venant des mortels, les Orcs pleins de rage se jetèrent au combat contre l'empire Maarave. Le peuple maarave parvint malgré tout à lutter contre ces créatures grâce à un dévouement hors du commun. Les habitants avaient à cœur de montrer à Hylenor qu’ils avaient foi en lui. L’infidélité de leur chef ne pouvait pas les condamner à une fin certaine. Hylenor décida de les aider en accordant des guérisons rapides aux soldats blessés. Ergaloroth n’apprécia guère l'intervention de son rival. Il répandit de nouvelles pestes qui causaient furoncles et pustules sur les hommes et animaux. Il fit ensuite tomber la grêle qui dégrada les habitations et un nuage de sauterelles envahit le pays, détruisant toute forme de vie végétale sur son passage. Enfin, le dieu mauvais recouvrit la surface du pays de ténèbres et entraîna la mort de tous les premiers nés. La sentence fut très lourde pour Taftka, à l’issue de ce châtiment, son peuple blessé et dépouillé se souleva contre lui. Payer pour les crimes de leur sultan était inacceptable pour les maaraves. Ils changèrent de dynastie mais le sultanat eu beaucoup de mal à se remettre de cette série noire. Il aura fallu plusieurs siècles et une succession de générations pour passer à autre chose.

Les Hvitserkks du Nord (-742)

Bien loin de la chaleur étouffante de Maaravie, sur les deux îles qui émergent de la mer à l’extrême Nord du continent, la ville d’Husàvìk commence à se bâtir. Elle n’est encore que de la taille d’un village, mais son emplacement était déjà stratégique. Ouverture sur la mer, positionnée au bord du canal qui sépare les deux îles et en bordure de rivière. Les plaines environnantes sont par conséquent propices à l’agriculture et le climat de la côte y est relativement doux. Les Hvitserkks de différents clans se sont disputés l’accès à Husàvìk pendant de nombreuses décennies avant de trouver une dynastie qui les unisse. Grands guerriers ne craignant pas la mort, leurs batailles furent sanglantes. N’étant pas un peuple très porté sur l’écriture, il n’y a que peu de traces de leurs histoires avant leur arrivée au Royaume de Prydain plus de 1000 ans plus tard. Il s’agit d’ailleurs du seul peuple d’Eraltis n’ayant connu aucun mélange, ni subi l’influence d’autres cultures jusqu’à leurs premières explorations. Il est de ce fait connu que les Hvitserkks se pensaient seuls au monde avant leur débarquement en Prydain. Une réalité qui fut difficile à croire pour les plus fanatiques.

Le grand mélange du centre (-650 à -72 avant les héros)

Durant les 600 ans qui ont précédé la formation des Empires et Royaumes, les terres centrales d’Eraltis (Comprenant l'actuelle Gallie, Asturie et l'Empire Central) n’avaient pas vraiment de frontières. Les différentes tribus qui l’occupaient étaient plutôt organisées en différents groupes de villages qu’en pays. Ce qui donnait lieu à de très nombreuses confrontations et à un mélange permanent des populations. Bien entendu, chacun de ces groupes avait ses propres traditions et des modes de vie adaptés à leur environnement. Mais chaque affrontement donnait lieu à la saisie des femmes, vivres et territoires des vaincus. Le mélange génétique occasionné est toujours visible à l’heure actuelle. Certes, chaque pays possède désormais sa propre langue, mais nombreux sont ceux qui ont des ancêtres issus d’un pays voisin, et ce même dans certaines familles royales. Pour ce qui est du royaume de Prydain, il fallut attendre les avancées navales autour des années -300 avant les héros pour que les mélanges aient lieu. Contrairement aux autres pays du centre, il a été structuré très tôt. Cela n’a pas empêché de nombreux affrontements pour le trône, mais l’idée de faire de l’île un état unique était déjà présente. Une fois les embarcations capables de traverser la mer, les tentatives de conquêtes se sont multipliées, entrainant mélange des populations et migrations.

Fondation de l’Empire de Luxus (-70)

De l’autre côté du détroit de Djebel Tarik séparant les Asturies de la Maaravie, un homme prenait de l’importance. Canis Luxus aurait été élevé par une louve sauvage après un abandon dans la forêt par ses géniteurs. Cette enfance particulière aura fait de lui une personne redoutable, impitoyable ne désirant qu’une seule chose : le succès. Il s’est hissé jusqu’aux hauts lieux de la bourgeoisie asturienne par la malice. Il collectait des informations compromettantes sur ses adversaires directs et les utilisait pour les faire chanter. Simple et efficace. Luxus a très vite commencé à gravir les échelons du sénat. Il fut couronné empereur en l’an -60 avant les héros. Il fit de la ville d’Inquisista la capitale de l’Empire. Située au centre du territoire originel, elle était donc à bonne distance des frontière ennemies, ce qui rendait sa prise périlleuse.
Conquérant et ambitieux, Luxus décide d’étendre son territoire sur deux fronts et de s’attaquer à la Gallie et à la Maaravie. Désorganisée et ne pouvant lutter contre les techniques de combat avancées employées par l’empereur, la Gallie fut défaite et rendit les armes en -52 avant les héros. Le peuple maarave aura donné plus de fil à retordre aux armées de Luxus. Mais ce dernier a réussi à s’emparer d’un bon quart du pays incluant toute la côte Nord. L’Empire de Luxus s’étendait sur plus de 1500km et formait le plus grand empire jamais bâti. Cette diversité et grandeur d’Empire lui octroyait une puissance immense. Luxus fut assassiné par un traître qui demeure inconnu en -44 avant les héros, laissant derrière lui une empreinte magistrale.

Naissance des héros et apogée des Asturies (0 à 400)

Les héros (an 0)

Peu après la mort de Luxus, le dieu mauvais, Ergaloroth, décida de déplacer les priorités des mortels. Les voyant se développer sans trop se soucier de sa présence, il envoya des vagues de sbires qu’il avait perverti pour combattre les fidèles d’Hylenor. Ce dur épisode historique est connu comme L'attaque d'Ergaloroth. Ces derniers allaient vraiment nécessiter son aide, sans laquelle, l’humanité serait en grand danger. Les différentes nations se devaient de mettre leurs discordes de côté pour repousser ces forces maléfiques. A mesure que ces créatures gagnaient du terrain et que les mortels réclamaient son aide, Hylenor sortit de son silence. Il transforma quatre mortels (une humaine, un elfe, un nain et un félydin) en héros. Dotés d’incroyables capacités de combat mais aussi d’une extrême sagesse, ils permirent de décimer une grande partie des créatures d’Ergaloroth tandis que les autres fuirent vers les Royaumes Souterrains. Après avoir mis un terme aux offensives des monstres, les héros se placèrent au commandement des survivants pour reconstruire les villes et villages. Ils utilisèrent leurs pouvoirs pour rendre la terre de nouveau fertile et soigner les maladies qui régnaient encore. La bénédiction accordée par Hylenor leur offrit à tous une espérance de vie plus longue qu'ils utilisèrent pour guider les vivants. Tous eurent des descendants dont certaines familles sont encore influentes aujourd'hui. Puis vint le jour où Hylenor prit la décision de mettre un terme à la vie terrestre des héros. Il les importa tous dans le plan divin, où ils le servent dignement leur Dieu pour l'éternité.

Ces batailles mythiques incluant les héros inspirèrent de nombreux peuples à combattre la menace des créatures obscures. C’est ainsi que commencèrent à se développer les premiers aventuriers, des volontaires venant de toutes régions et de toutes races, parcourant le monde à la recherche de Rashkens, d'Orcs ou tout autre monstre formé par la puissance corruptrice du Dieu Mauvais.

L’Empire le plus puissant de l’Histoire ? (418)

Après le passage de Luxus, et la fin de la lutte contre les créatures du mal, les Asturies ont continué leurs conquêtes. Visant principalement à s’étendre sur le territoire de l'actuel Empire Central et allant jusqu’à explorer le Royaume de Prydain. Les empereurs se succèdent, chacun voulant laisser une trace aussi importante que celle de leur idole, Luxus. Ils développèrent des techniques de batailles, avec des formations particulières qui surprenaient tous leurs ennemis. La culture Luxusienne, portée sur la gastronomie, le sexe et le sang, fit couler beaucoup d’encre. Trahisons et conspirations étaient à l’ordre du jour, de nombreux conseils d’états et magistrats y ont laissé la vie. Les jeux de combats ayant lieu dans les arènes captivaient le peuple et ses souverains. Ils permettaient de rendre justice aux crimes puisque lorsqu’un condamné était envoyé aux cachots, il enchainait les combats jusqu’à sa mort.

Chute de l'Empire de Luxus (476)

Dans le milieu du 5ième siècle, des révoltes commençaient à éclater un peu partout dans l’Empire. Les esclaves, soutenus par les combattants, les paysans et les classes les plus modestes, se rebellaient contre la souveraineté et notamment la disparité des richesses. Lors des mauvaises années de récoltes, les hauts placés ne manquaient jamais de bonne nourriture et préféraient nourrir des restes leurs chiens plutôt que les plus démunis. Ces évènements ont contribué au soulèvement du peuple. Les esclaves et combattants prenaient la fuite pour se réunir dans des villes fantômes d’après-guerre. Ils y établissaient des camps de base pour tendre des embuscades aux troupes impériales. Ce mouvement a considérablement affaibli l’Empire et rendu vulnérable aux attaques des autres Royaumes qui réclamaient la repossession de leurs terres. La gourmandise des souverains leur coûta très cher et entraina la chute de l’Empire.

Renaissance du royaume de Gallie (496)

Après s’être libéré de l’emprise de l'empire de Luxus, le royaume de Gallie a pu se re-développer à son image. Un peuple joyeux, festif et proche de la nature retrouvait les joies de l’indépendance. Ils furent gouvernés par des familles de monarques justes et équitables, ce qui entrainait paix et prospérité.


Les grandes invasions (550 à 843)

Un pays plein de ressources, avec un peuple heureux et une position géographique d’expansion idéale suscite toujours l’intérêt d’autres nations. C’est la raison pour laquelle le Royaume de Gallie a fait face à de nombreuses tentatives d’invasions. Frontalier avec le royaume des Asturies, qui remplaça l'Empire de Luxus, et l’Empire Central ainsi qu'à seulement quelques jours de navigation du Sultanat de Maaravie et quelques semaines des Royaumes du Nord et de Prydain, sa localisation centralisée fait de Gallie la pierre angulaire d’Eraltis.

Sulatanat de Maaravie (552)

Les premiers à tenter d’envahir le royaume de Gallie nouvellement remis sur pieds furent les maaraves. La culture maure s’est en premier lieu emparée des îles les séparant de leur objectif. Ce qui leur permettait d’obtenir un camp de base plus proche et stratégique. Répartir leur flotte afin de ne pas dévoiler la cible des attaques et les points de débarquement. Mais les vaillants galliens surent s’organiser en défense. La construction de tours de guets le long de la côte et l’allumage de feux permettaient de signaler toute apparition de la flotte ennemie. De plus, le Royaume des Asturies offrit son aide, de peur que les maaraves, une fois leur conquête de la Gallie terminée, décident de l’étendre à leurs terres. Malgré de bonnes stratégies défensives, le Sultanat réussit à gagner du terrain et clamait près d’un tiers de la Gallie. Ce fut sans compter sur la présence d’un descendant de héro dans les rangs galliens. Letram Selrach, combattant émérite, dont la légende raconte qu’il aurait tué plus de 700 maaraves lors de la bataille historique de Tierpoid en 562. Une bataille cruciale qui a redonné l’avantage aux galliens et a remonté considérablement le moral des troupes. Pendant ce temps dans les rangs ennemis, énormément de guerriers désertaient de peur d’être confronté à Letram lui-même.

Empire Central (589)

Un pays affaibli par une guerre récente est une cible facile pour une nation conquérante en proie à de nouvelles expansions. L’Empire Central l’a bien compris, ce qui lui a permis d’envahir la Gallie en 640 après les héros. Une occupation qui durera plus de 40 ans et aura un impact sur toute l’histoire du pays. Les combattants de l’Empire Central sont réputés pour être des guerriers à la carrure imposante et dotés d’une très grande force. De vraies brutes de décoffrage. Leur passage en Gallie aura laissé des traces dans la génétique locale puisque de nombreux soldats se sont voués de passion pour les femmes galliennes. Ces dernières n’avaient pas vraiment le choix et de nombreux enfants sont nés de ces relations forcées.
Autour de l’an 680, des navires du Nord ont commencé à accoster sur les côtes du Royaume de Prydain. Ces bateaux étaient conçus pour naviguer rapidement et explorer. A leurs bords, des hommes encore plus massifs que ceux de l’Empire Central, qui une fois à terre n’avaient qu’un objectif : tuer tout être humain et voler toute forme de richesse. Les pillards étaient les hommes des Royaumes du Nord. Un peuple sauvage, assoiffé de combat et de trésors. L’hiver prolongé dans lequel ils sont plongés les a endurcis. Ayant eu vent de ces attaques, les chefs de l’Empire Central ont décidé d’abandonner la Gallie qui serait probablement la suivante sur la liste et de protéger leurs frontières originelles.

Royaumes du Nord (697)

Las de se disputer une ville bâtie par des ancêtres communs, les Hvitserkks ont décidé de mettre à profit leurs récentes découvertes maritimes. Ils unirent leurs forces pour mener des expéditions d’exploration vers le Sud. Ils découvrirent rapidement les côtes du Royaume de Prydain et notamment l’abbaye de Grizdale. Leur première visite fut marquée par un massacre sans précédent. On raconte qu’un moine aurait survécu et aurait été enlevé mais personne n’a plus jamais entendu parler de lui. Il serait responsable de l’apprentissage de l’écriture moderne des Hvitserkks. Après de nombreuses expéditions prolifiques, les troupes de sauvages du Nord ont conclu une alliance avec leur cible de raid. Un bastion leur serait alloué pour installer une colonie en échange de la paix. Chacun des hommes qu’ils laisseraient derrière eux disposerait de deux hectares de terres fertiles à cultiver. Aucun tribut ne devait être reversé au Prydain. Une proposition qui convenait aux nordiques, ils allaient pouvoir quitter leur hiver incessant et découvrir de nouvelles techniques de culture.
C’était sans compter sur Ethan Wulf, fils ainé du roi de Prydain, héritier du trône qui ne voyait pas ce traité de paix du même œil que son père. Pour lui, les sauvages allaient profiter de leur colonie pour reprendre des forces, accroître leur armée et repasser à l’attaque. Il convint la majorité des seigneurs voisins d’attendre que les guerriers Hvitserkk repartent pour massacrer les hommes, femmes et enfants laissés sur place pour démarrer leur nouvelle vie. Wulf ordonna de ne laisser absolument aucun survivant sous peine d’entraîner la colère des guerriers. Or, pendant le massacre, une femme et son fils sont parvenus à se cacher et échapper aux lames des épées prydaines. Ils ont pu s’enfuir à l’aide d’une barque et après dix longues journées de mer, faisaient naufrage dans un fjord de leur pays natal. Frigorifiés, affamés et déshydratés, ils furent repérés par des chasseurs et amenés à la capitale. Après repos et restauration bien mérités, ils purent raconter ce qu’il était advenu de leurs congénères à la colonie. Le roi des royaumes du Nord, Famyr entra dans un état de colère second. Il décida de prendre une année pour préparer sa vengeance. Durant cette année, tous les hommes en âge de combattre, à savoir quinze ans, furent envoyés en camps d’entrainement intensif. Famyr ordonna à ses soldats de scalper tous les hommes, femmes et enfants du Royaume de Prydain et de déguster leur ale dans le crâne des morts. Une consigne que les nordistes étaient déterminés de suivre à la lettre.
Plus de bateaux furent fabriqué durant cette année que pendant toute l’histoire du Nord. Plus d’hommes furent recrutés, entraînés et motivés à la vengeance. Lorsque le sablier de la salle du trône fut écoulé, les bateaux prirent le départ. Des embuscades furent tendues méticuleusement aux troupes de Prydain. Aucun survivant ne fut laissé, de sorte que les dirigeants du Royaume n’aient pas le temps de voir venir quoi que ce soit. Après quelques semaines et des centaines de groupes d’éclaireurs perdus, des questions ont commencé à se poser. Ethan Wulf, avait une bonne idée de ce qu’il était en train de se passer mais il ne pouvait rien dire. Ayant agit sans consulter son père, le roi, il perdrait son droit de succession. L’armée du Nord commença à s’attaquer à des grandes villes et le roi fut averti. Il questionna Ethan et ce dernier n’eut pas d’autre choix que de dire la vérité. Le roi fut fou de rage, mais il n’avait pas le temps de punir son fils, tout le royaume et ses habitants étaient en danger. Les sièges des hommes du Nord étaient très bien organisés. Ils affamaient les prydains dans leurs remparts et n’avaient qu’à prendre la ville une fois les soldats épuisés. Or ils ne disposaient pas d’une armée assez importante pour prendre la capitale et leur nombre de troupes commençait à réduire. Famyr n’avait obtenu qu’une vengeance partielle, mais il valait mieux être raisonnable et rentrer se préparer à de nouveaux raids.

Prydain (700)

Le roi de Prydain fut retrouvé mort dans son lit quelques semaines après le départ des troupes du Nord. Il n’avait pas déshérité son fils, et Ethan Wulf pouvait s’emparer de la couronne. Il serait un roi bien moins raisonnable que son père ce qui inquiétait une partie de la population. La famille Wulf régnait déjà depuis 3 générations et Ethan ne désirait pas mettre fin à la série. Afin de repousser les barbares du Nord pour de bon, il décida d’épouser une princesse de Gallie. Le mariage représentant une alliance entre les deux nations. Bien que deuxième fille, Marylène était de sang noble et très attirante. Après deux ans de tentatives infructueuses, Ethan et sa belle n’avaient toujours pas réussi à procréer. Cette absence d’héritier et l’idée que le trône revienne à un de ses neveux le mettait dans tous ses états. Il accusa sa femme d’être une sorcière, influencée par la magie noire, et la fit enfermer dans un donjon. Cela arriva rapidement aux oreilles de Jean-Charles, son père, le Roi de Gallie. Une nouvelle guerre éclata entre les deux nations. Guerre qui durera 140 ans, bien après la mort d’Ethan. Il eut finalement un fils, avec une aristocrate de la cour de Salisbury, considéré légitime en Prydain. En effet, il a été autorisé à un nouveau mariage puisque le procès de Marylène l’avait rendue coupable de sorcellerie.


Les mystérieux dragons (708)

Il n’y a aucune certitude sur leur origine réelle. Certains pensent qu’ils sont l’œuvre d’Elgarorth le malfaisant. D’autres que leurs œufs étaient cachés dans les montagnes depuis la nuit des temps, attendant le moment idéal pour éclore. Mais ce ne sont que des hypothèses. Ils auraient en premier lieu été aperçus par les Nordiques, en l’an 708. Ces énormes bêtes volantes à la peau couverte d'écailles et crachant du feu ont terrorisé les mortels des siècles durant, rasant villes et villages d’une déflagration. Ils nichaient dans des endroits reculés, très difficile d’accès pour un mortel normalement constitué. Durant les mois les plus froid, ils hibernaient pour ne pas dépenser trop d’énergie. Avec l’arrivée des beaux jours, les femelles pondaient leur œuf annuel. Leur activité reprenait, semant destruction et chaos sur leur passage. Ils quittaient ensuite les continents pour voler vers des mers inconnues.
Chaque année, des groupes étaient formés, rassemblant les meilleurs chasseurs, dans le but de repousser les dragons des terres. Un projet pris très au sérieux par l’intégralité des nations qui offraient de très belles primes aux volontaires. Quelques groupes ont trouvé le succès et sont parvenus à venir à bout de certaines créatures. Mais la majorité a terminé dévorée ou carbonisée par les flammes infernales. Le nombre de dragons diminua avec le temps, ne laissant que les plus puissants qui restèrent invaincus pendant des siècles. C’était en partie grâce à des équipes de nains qui, durant l’hiver, se hissaient jusqu’au sommet des montagnes et trouvaient les nids. Profitant du sommeil des bêtes, ils parvenaient à en tuer d’avantage que pendant leur période d’activité.


Le temps des malheurs (940 à 1043)

Apparition du fléau (943)

En l’an 943, le cycle naturel de la vie et de la mort fut bouleversé. Les morts revenaient à la vie, erraient, sans but dans la nature. Les corps se mouvaient et se déplaçaient à une allure environ deux fois moins rapide que celle des vivants. Ils n'étaient pas agressifs mais portaient avec eux de nombreuses maladies qu'ils répandaient. Des mesures furent prises pour limiter la propagation des morts-vivants. La méthode la plus radicale était d'enfoncer un couteau dans leur crâne et d’atteindre le cerveau.
La maladie a pour la première fois été aperçue à Sacreport, capitale du Royaume de Gallie. L’un des plus grands ports d’Eraltis où transitent chaque jour des centaines de navire. Un soir d’hiver, un bateau entrait au port doté d’une étrange cargaison. Il n’y avait aucun homme visible à l’extérieur du navire et les officiers maritimes sont entrés pour inspecter. Dans les cabines, les corps en putréfaction des matelots, inertes. Le capitaine avait subi le même sort. Aucune plaie de blessure donc l’hypothèse de l’attaque pirate fut écartée. Un médecin fut dépêché afin d’examiner les défunts. A son arrivée, il remarqua la présence de morsures de rongeurs sur les jambes des marins, morsures ayant eu lieu avant le décès d’après son expertise. Les corps furent envoyés à différents spécialistes à travers le continent. Seulement, après une semaine, les morts commençaient à revenir à la vie. En errant, ces abominables créatures contaminaient les morts pour les ramener à leur tour. Le fléau s’est propagé très vite, en dépit d’interventions armées, ils devenaient trop nombreux. Le fait qu’ils soient inoffensifs faisait d’eux une priorité de faible importance.
Après plusieurs années, certains 'marcheurs' commencèrent à se rassembler en groupes. Bientôt, des sorciers se mirent à les utiliser pour discrètement former des armées. Les champs de bataille devenaient des endroits dangereux. Avec le temps, les morts vivants ont évolué et en l’an 1038, ils sont devenus agressifs. Certains se mirent à errer à la recherche de choses à tuer comme des animaux ou d'autres êtres vivants. Apparurent alors des ours, loups et autres prédateurs, morts, se mouvant dans les forêts et plaines.
Des sorciers tentèrent la mise au point d’un poison anti-fléau. Un mélange périlleux, long et très difficile à produire en grande quantité. Mais il fut malheureusement impossible d’en fabriquer un qui marche de façon efficace. La meilleure solution restait de tuer les morts vivants en atteignant leur cerveau. Lorsque qu’une personne venait à décéder, un clou lui était planté derrière la tête de façon à ce qu’il ne revienne pas à lui. Il s’agissait de ne pas dégrader d’avantage le corps et respecter le défunt.

Le Royaume de Gallie au nom d’Hylenor (1040)

Alors que le fléau commençait à s’estomper, l’Empire central propageait une autre mauvaise nouvelle. Des hordes d’orcs se rassemblaient près de la frontière avec les Terres Arides. Particulièrement affaiblis par les récents évènements, ils suscitaient l’aide de ses alliés. Hierosolyme, bastion autrefois édifié par les hommes en l’honneur d’Hylenor, avait été repris par les orcs. La ville fortifiée permettait de contrôler les tentatives d’avancées des créatures d’Ergaloroth vers le centre du continent. Cette fois-ci, ils détenaient la cité et avaient massacré tous ses occupants. Ils menaçaient de pénétrer dans l’Empire Central avec la présence de nombreux campements au niveau de la frontière.
Le Roi du Royaume de Gallie, Henri 1er, répondit à l’appel à l’aide de son voisin. Bien décidé à reprendre leur ville, une armée fut dépêchée. Ils furent appelés les templiers et remettaient leur destin entre les mains de leur divinité. Remplis d’espoir qu’Hylenor apprécie leur dévouement et sacrifice, ils prenaient la route, la rage au ventre.
Les combats firent rage pendant plusieurs années. La ville fut reprise mais perdue de nouveau maintes fois. Il fallut attendre 1044 pour que les templiers aient repris un contrôle total sur Hierosolyme et ses environs. De très nombreux braves soldats y ont laissé la vie, pour le maintien de la prospérité sur Eraltis et le respect du culte voué à Hylenor.


Découverte de l’existence de Liuyen (1203 - 1221)

Solidarité contre le fléau (1203)

Sur le continent de Liuyen, le fléau de la fausse mort eu un impact beaucoup plus conséquent que sur Eraltis. En 1203, Nashio Saeji, un capitaine de navire du Shogunat Kutogawa, guidé avec une vision accordée par Hylenor, prit la mer afin de chercher de l'aide pour vaincre le fléau. Il découvrit l'existence d'un autre continent à la civilisation avancée, la culture différente et aux races inconnues. Le navigateur longea les plages de l'Empire Central avant de débarquer dans la capitale du Royaume de Gallie, Sacreport. Quelle surprise pour les mortels d'Eraltis de constater qu'ils n'étaient pas seuls dans le monde. Hylenor les avait enfin réunis pour qu'ils s’entre-aident. Après quelques difficultés imposées par la barrière de la langue, le roi Henri 1er décida d'envoyer quelques-uns de ses meilleurs soldats en reconnaissance pour vérifier les dires du capitaine.
Cette nouvelle rendait sceptiques beaucoup d’habitants du peuple de Gallie. La peur de l’inconnu et la crainte d’une manipulation d’Ergaloroth planait sur le royaume. Après cinq mois, les soldats furent de retour. Ils confirmèrent l'existence du continent inconnu et les importants dégâts du fléau. Pendant les mois suivants, le Royaume de Gallie envoya des soldats pour aider Liuyen, mais la guerre contre les morts était trop difficile et une poignée de soldats ne pouvait pas réellement les aider efficacement.
Il fallait donc lancer un appel aux autres royaumes. Les dirigeants des différents états furent difficiles à convaincre. Et si c’était une stratégie de Liuyen pour envahir Eraltis ? Mais d’un autre côté, laisser proliférer des morts vivants à l’autre bout du monde représentait un risque conséquent. Il fallait donc tenter le coup. Ces expéditions permirent de limiter et même réduire la propagation. Mais son anéantissement total restait impossible.

Premiers échanges commerciaux inter-continents (1215)

Afin de remercier les dirigeants d’Eraltis pour leur aide, Liuyen offrit de nombreux trésors. Textiles, épices, pierres précieuses, parchemins et bambous sacrés. Afin de sceller leur alliance, un système de commerce fut mis en place. De plus, les moines d’Eraltis partaient en séminaires chez ceux de Liuyen et inversement, partageant les deux manières différentes qu'ils avaient de servir Hylenor. Les deux cultures, différentes sur le papier, présentaient en fait un lot de similitudes relativement élevé.

La grande Paix (An 1 de l'Ere du crépuscule)

Le Xième siècle fut probablement le plus mouvementé de l’Histoire d’Eraltis. La succession d’évènements qu’il a vu se dérouler est une mine d’or pour les historiens. Son aboutissement est un traité de paix signé par toutes les nations d’Eraltis et Liuyen en l’an 1223. Un rassemblement des dirigeants a eu lieu sur une île quelque part entre le royaume de Gallie et le Sultanat de Maaravie. Ces derniers ont discuté pendant presque deux jours sans interruptions afin de tomber d’accord. Les seules guerres qui pourraient avoir lieu seraient celles contre les forces du mal et les créatures d’Ergaloroth. Auquel cas, leur union permettrait d’en venir à bout rapidement. Commerce, prospérité et harmonie étaient devenus les maîtres mots de l’avenir du monde. Pour célébrer cet renouveau, les historiens décidèrent de changer d’ère pour "L’ère du renouveau". Malheureusement, les évènements qui arriveront plus tard feront renommer cet ère en "l'ère du crépuscule".

Les grandes inventions (90)

La Grande Paix a permis au monde de se développer considérablement durant les décennies qui suivirent. Le budget alloué à la guerre fut transféré vers la recherche de nouvelles technologies. Un bon en avant impressionnant qui permit d’améliorer les conditions de vie des mortels d’Eraltis. Ces avancées n’auraient pas été possibles sans la magie. Alors que les mages élaboraient des techniques magiques plus sophistiquées, les nains réussirent à former une autre classe : La magie runique. Il était possible de transplanter un sort dans une rune, pour que celle-ci utilise la magie ambiante pour produire un effet désiré. Ces techniques furent rapidement utilisées dans des domaines manuels. On arriva à créer des fours plus chauds ; forger du métal plus souple, créer des outils plus précis et performants ... De nombreuses académies se formèrent. Les mages se mirent à étudier et créer des écoles de magie particulières et bien plus efficaces.

Médecine

La médecine fut le secteur de priorité pendant de nombreuses années. Arriver à soigner les malades, par crainte de la propagation d’un nouveau fléau rendit l’espérance de vie moyenne plus longue de 15 ans. La découverte de nouvelles plantes aux vertus de guérison, l’invention de la suture et de la stérilisation par le feu comptaient parmi les nouvelles inventions révolutionnaires. Les recherches progressent pour le fléau de la fausse mort et on compte de moins en moins de morts vivants.

Agriculture

Les méthodes de cultures évoluèrent aussi beaucoup durant ces années. Délaissant la monoculture pour moins épuiser le sol, les paysans remettaient en question les pratiques orchestrées depuis des siècles et des siècles. La mise en place de jachères, l’irrigation au pieds, le paillage et les élevages extensifs amenaient plus de rendement et des produits de grande qualité.

Architecture

Grâce à l’absence de guerres, il était possible d’entreprendre des constructions sur le long terme. Des chantiers sur des dizaines d’années prenaient forme aux quatre coins du monde. Des nouveaux matériaux étaient utilisés, la pierre et le marbre notamment, remplaçant l’argile dans la construction des murs. Le bois restait le meilleur constituant des charpentes, mais des matériaux comme le fer venaient renforcer les toitures. La bâtisse de cathédrales fut entreprise, certaines ne sont toujours pas terminée après plus de 100 ans de travaux. Les avancées de la magie ont révolutionné les modes de constructions. Le soulèvement des gros blocs de marbre grâce à des runes de force permet de gagner énormément de temps sur les chantiers.

Armement

L’extraction de nouveaux minerais a permis l’évolution des armures. Plus légères et solides à la fois, elles rendent les soldats beaucoup plus mobiles. Les systèmes de défenses et de fortifications sont expérimentés pour se préparer à d’éventuelles attaques d’Ergaloroth.
Mais toutes ces avancées étaient trop rapides, comme si la sagesse des mortels n'aurait pas été la seule responsable de cet élan d'amélioration. Le monde s'en rendit compte lorsque les Orcs et les Rashkens se mirent eux aussi à utiliser une magie étrange et malsaine. Même les dragons se mirent à développer un don naturel pour sa manipulation. Les mortels progressaient avec ce pouvoir particulier, mais il ne servait pas qu’aux forces du bien. La nécromancie et la magie noire se développaient en parallèle. Des sectes se formaient dans l'ombre et la menace grandissante qu'ils représentaient pourrait bien mettre en péril l'équilibre du monde.
Les guildes et les différentes armées allaient avoir encore beaucoup de travail, mais disposaient maintenant d'un arsenal bien plus efficace.

La chute du Prydain (387-390)

De nombreux Rashkens arrivent à s'infiltrer dans le Prydain. Ils contaminent les réserves de nourriture, propagent des maladies et sèment le chaos. Cette contamination atteint finalement le mental des dirigeants, dont le roi du Prydain. Des révoltes naissent dans le pays mais le roi empêche le peuple de se soulever en utilisant ses soldats. Le pays plonge dans une décadence obscure jusqu'à ce que quelques mois plus tard, le Roi décide dans un éclair de lucidité de prévenir la Gallie. Les Rashkens ont vent du plan du roi et profitent des navires envoyés vers l'allié pour attaquer la capitale de Gallie, Sacreport. Les engrenages politiques se mettent en route et finalement le Prydain est attaqué par les forces de Gallie, de l'Empire, du Shogunat et du Xia. Rapidement, la corruption qui gangrénait le pays se révèle au monde entier. Le Prydain est déchiré par la guerre, attaqué de toutes parts et massacré. A quelques combats de gagner définitivement la guerre et libérer le Prydain de l'emprise des Rashken, les troupes de Gallie, de l'Empire et du Shogunat partent vers le territoire de l'Empire Central, où s'est ouvert une énorme faille vers les Royaumes Souterrains; une faille d'une ampleur capitale qui pourrait bien mettre en péril tout Eraltis.