Liuyen

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Carte de Liuyen

Shogunat KutogawaEmpire de XiaConfédération ReokeriLiuyen

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Histoire de Liuyen

Liuyen est un continent situé au Sud-Est d'Eraltis. Le climat y est bien différent, presque tropical, ce qui rend l'environnement riche et productif, même sur les hauteurs. Le taux d’humidité de l’air est élevé et en plaines, les températures restent chaudes la plupart de l'année. On note la présence de seulement deux saisons contrairement à Eraltis qui en a quatre. Une saison sèche et une saison humide. Tout cela en fait un continent relativement agréable à vivre. Il est constitué d’une grande île principale et d’un archipel. Au centre des terres, entourée par deux fleuves, se trouve une île qui fut sujette à de nombreuses guerres de territoires.
Les pays qui peuplent Liuyen sont : le Kutogawa dirigé par le Shogun, le Xia, empire dirigé par la dynastie Xeng et enfin la Reokeri, découpée en plusieurs états alliés. Leurs environnements se ressemblent mais leurs cultures et traditions sont bien distinctes. Le continent est peuplé d'Humains, de Konizans et de Neimadas.

Les premiers peuples (-800 à -579 avant les héros)

Reokeri (-800)

Constitué d’une seule île, le pays s’étend du Nord au Sud sur environ 2000km. Il s’agit de la plus grande superficie de Liuyen. La moitié Nord est très peu peuplée à cause de sa chaîne de montagne proéminente. Le climat y est froid et les accès sont difficiles. Seules quelques tribus habituées à cette rugosité y vivent. La capitale, Sheoju, est située dans les plaines du centre, un petit peu reculé dans les terres de la côte Est, au pied du Mont Poseong. De vastes plaines verdoyantes s’étendent jusqu’à l’extrême Sud, parsemées de jungles denses avant d’atteindre le désert de Jeonje.

Les Konizans de Reokeri (-782)

Durant cette période de premiers peuplements des terres de Liuyen, de nombreuses tribus se partageaient le continent. Dans ce qui est aujourd’hui appelé le Reokeri, une civilisation particulièrement avancée, se distinguait des autres. Constituée par une grande majorité de Konizans, cette race noble et dotée d’une intelligence supérieure, a développé durant ces premiers siècles un monde à part entière. Elle fut appelée Kuzan. De par leurs capacités physiques extraordinaires, leur agilité et leur esprit orienté sur la réflexion, ils ont construit des bâtiments incroyablement développés pour l’époque. Des temples architecturalement parfaits, bâtis en hauteur, en escaliers au milieu de la jungle, d’où ils pouvaient voir leurs ennemis arriver de loin. L’intérieur de ces temples étaient de véritables labyrinthes où abondaient pièges en tout genre. En leur centre étaient rassemblés les trésors et richesse de la communauté. Un tel niveau d’organisation leur accordait une telle suprématie qu’ils en sont venus à réduire en esclavage tout un peuple de Neimadas. Présentant une bonne agilité et des facilités dans le secteur de la construction, ils servaient entre autre à la création de ces temples. La civilisation des Konizans venait à s’étendre sur plus de la moitié du Reokeri. Leurs bâtiments sacrés fleurissaient un peu partout, mais toujours encrés profondément dans la végétation. Ils prenaient le pas sur les autres races et affichaient une suprématie certaine. Les chefs des clans tribaux du pays essayaient de luter et de conserver leurs terres, mais les facultés de combat des Konizans étaient bien supérieures aux leurs. Ils ne pouvaient que se soumettre, ou mourir. Cette domination leur permis de mettre au monde de nombreuses inventions d’aujourd’hui. Ils utilisèrent le bambou afin de créer du papier, le soleil pour se repérer et même le métal qu’ils extrayaient de roches. À la base, les roches permettaient la construction de bâtiments, et en les brisant, ils trouvèrent le métal. Ils le stockèrent et eurent l’idée de le faire fondre. Ce qui leur permit de créer des armes et outils. Cela fit faire un grand bon à l’agriculture et la construction. De plus, ils commençaient à vraiment implanter un système de vie en société. Bien plus que les simples tribus qui contiennent un chef et des chasseurs/cueilleurs des combattants et des femmes. Dans la société des Konizans, les femmes sont aussi bien considérées que les hommes et elles disposent de grands rôles comme la prise de décisions importantes. Ils étaient très en avance sur les autres civilisations du monde entier.

L’influence d’Ergaloroth (-712)

Les Konizans, bien que considérés comme un peuple très intelligent, sont attirés par la fortune et le pouvoir. De ce fait, ils furent très faciles à leurrer par la divinité incarnant le mal. Promesse de nombreuses richesses en échange d’actes vils et perfides furent monnaie courante durant cette époque. Les Neimadas en ont subi les conséquences. Le démoniaque Ergaloroth s’est joué des Konizans et des maaraves en même temps pour essayer de propager son emprise sur les mortels. Heureusement, les Konizans ne sont pas allés aussi loin que les humains de Maaravie. Ils ont cependant réduit la force de leur civilisation avec de nombreuses trahisons et félonies. Certains disent qu’elle serait toujours debout à l’heure actuelle et que Reokeri serait la plus grande puissance du monde. Mais l’œuvre du mal en aura voulu autrement. Ces magnifiques temples de la jungle sont aujourd’hui en ruine. Ils ont été pillés de leurs richesses après une rébellion des classes populaires de Konizans. Ces dernières étaient rejetées par leurs pairs ayant connu le succès et vivaient à l’extérieur des murs de la cité, entassés dans de pauvre et piteux campements.

La rébellion (-688)

A l’origine, un Konizan de grande influence s’était laissé croire qu’il pourrait contrôler la majorité de la ville en écoutant les promesses d’Ergaloroth. Il devait convaincre les tribus voisines de le servir. Sous les ordres du mal, ces tribus allaient rejoindre Orcs, Rashkens et Kobolds pour conquérir d’autres pays. Heureusement, les plans furent entendus et révélés au grand jour par oreille curieuse. Le Konizan accusé, fier de sa fortune, paya les autres dirigeants pour étouffer l’affaire. Ce qui déplu à la classe la plus modeste. Eux qui étaient si mal considérés simplement parce qu’ils ne faisaient pas fortune n’avaient jamais le droit à une seconde chance. Ils commencèrent à se réunir secrètement et organiser des sabotages pour faire effondrer l’économie de la cité. Il n’en fallait pas beaucoup pour faire chuter la civilisation. Une récolte bafouée, de l’eau contaminée par des excréments animaliers dans la plupart des réserves de la ville et le tour était joué. Des maladies se sont développées, la famine a pris le dessus et même les plus aisés ne pouvaient plus manger à leur faim.
La civilisation des Konizans était sur le point de s’écrouler. Mais leur ténacité permis de la faire perdurer. Certes, ils devaient se remettre au même niveau que Neimadas et humains, mais le culte des temples de la jungle continuait, et les Konizans étaient les seuls autorisés à pénétrer dans les chambres souterraines du centre, renfermant les trésors. Un jour, un humain, appâté par la richesse et la faiblesse de l’influence des Konizans, a monté une équipe pour tenter de voler les richesses de l’un des temples. Il analysa finement les mesures de sécurités que les lézards avaient mis en place, observa des jours durant. Son équipe était faîte de quatre membres, tous se relayaient afin de connaître sur le bout des doigts l’organisation de la garde. Une fois à l’intérieur, il leur faudrait déjouer les pièges de protection. Le jour J, ils réussirent à pénétrer dans la chambre renfermant pierres précieuses et autres ornements d’or. Ils se remplirent les poches et réussirent même à s’échapper. Or, un garde s’aperçut de la roberie. Le Konizan, fou de rage pris les humains en chasse. Les cinq brigands réussirent à s’échapper. Quand le garde rapporta ce qu’il s’était passé, les autres Konizans de la ville furent à leur tour fou de rage et commencèrent la chasse à l’homme, basée sur la description de leur semblable.

Une traque de deux an permit de retrouver les voleurs. À cette époque, les bateaux n’étaient pas encore assez bons pour quitter Reokeri. Les voleurs furent attrapés en tentant de marchander une des pierres du trésor sacré. Leurs poursuivants ne leur firent aucun cadeau. Certains humains qui avaient assisté à la scène et ne connaissaient pas le passif des cinq hommes furent choqués. Il s’agissait d’humains de bonnes familles avec beaucoup d’influence. Les Konizans responsables du crime furent envoyé en cachot. La communauté toute entière fut solidaire ce qui créa un nouveau mouvement de tension et d’instabilité dans le pays. Les Konizans se retiraient petit à petit vers des colonies qu’ils formaient afin de ne plus avoir à se mélanger avec les humains. C’est ainsi que leur civilisation s’étouffait. L’attrait de la richesse de l’humain avait mis fin à plus de deux cent ans de progrès et de développement sociétal.

Formation de l’Empire de Xia (-634)

L'Empire Xia se situe sur la partie nord-ouest du continent de Liuyen. Le Xia est composé d'une grande île au sud-ouest où se situe sa capitale, Karachun et de quatre autres îles. Son climat est variable : les zones montagneuses sont froides mais les variations sont modérées par rapport aux îles Kutogawa. De manière générale les températures sont douces et l'air humide, ce qui permet même le développement de jungles sur certaines parties du territoire.
Les Xians sont connus pour leur profonde implication dans leur métier, leur grand respect de la hiérarchie et leur patriotisme. S’ils peuvent se montrer attentionnés et chaleureux, ils peuvent aussi être réticents à afficher leurs émotions ou dire ce qu'ils pensent. On retrouve dans l'empire une majorité d'humains suivie de peu par une abondance de neimadas. Il n'y a que très peu de konizans. Les peuples qui formaient le Xia avant l’unification étaient relativement paisibles. Les premiers échanges commerciaux sont apparus très tôt et peu de guerres avaient lieu. Le pourquoi est assez inexplicable, mais il semblerait que les similitudes entre les différentes tribus et l’entraide aient pris le dessus sur la violence et le désir de conquête. Ce fut une histoire différente quand l’Empire fut formé et que toutes ces tribus se retrouvèrent sous les ordres d’une seule personne. Loyaux et vouant un profond respect pour leur empereur, les Xians étaient prêts à faire n’importe quoi pour satisfaire ses désirs.

Shogunat Kutogawa, naissance des samouraïs (-579)

Kutogawa est un archipel formé par onze îles dont les deux plus grandes sont Yoshibestu et Nakajima. Son territoire s'étend sur des milliers de kilomètres du nord au sud, rendant son climat variable en fonction de la latitude des îles. La majorité d’entre elles sont montagneuses et le climat est différent entre celles exposées sur la mer du Milieu et celles du côté du Xia. L'ensemble est généralement tempéré, mais les îles au nord connaissent une période de froid contrairement au sud qui est plus doux et chaud.
Le peuple des îles Kutogawa est poli, respectueux, propre et discipliné. Ils ont des allures de modestie bien qu'en réalité il s'agisse d'un trait de leur politesse. Ils manient un langage diplomatique, ce qui est problématique quand on cherche à connaître leurs sentiments ou opinions. En effet ceux-ci sont souvent cachés sous les formalités et les notions de rangs qu'ils apprécient. Très tôt dans leur civilisation, les habitants du Shogunat ont vénéré l’art du sabre et la discipline. De nombreux cultes sont voués à des divinités différentes d’Hylenor. Ne déniant pas pour autant son existence, ils croyaient à des esprits d’anciens sages. Les Maîtres Zen, sorte de moines, maîtres des dojos, enseignaient aussi bien les arts martiaux que la manie de la lame à simple tranchant. Ils divulguaient aussi leurs connaissances sur les esprits, mais seulement aux meilleurs élèves, qui les transmettaient à leur tour.
Les Maîtres Zen promouvaient toujours que l’utilisation du sabre était un art, une danse et ne devaient en aucun cas être utilisé pour conquérir. Ils furent forcés d’accepter de l’employer comme moyen de défense contre les nombreuses attaques subies par l’Empire de Xia à travers les âges. Et après la première tentative de colonisation en -657 avant les héros, les Maîtres Zen décidèrent de donner naissance à une nouvelle forme de Maîtres. Les Maîtres des sabres, ou les samouraïs (Qui signifie "Servir", en Yashi) . Cette classe rassemblait l’élite du maniement de l’acier trempé. Responsables des stratégies défensives et de la formation des soldats, ces samouraïs étaient très bien considérés. Agiles et rapides, ils donnaient l’impression de danser sur l’eau en combat. Ils furent le cauchemar des soldats de Xia durant toute l’histoire de Liuyen.


Naissance des héros -42 à 0

Après avoir vu ses plans contrecarrés quelques siècles plus tôt, le dieu mauvais était de retour, plus déterminé que jamais à voir son emprise s’étendre sur le monde entier. Il fit sortir de terre des milliers de Rashkens afin de piller les villes et villages de Liuyen. Les trois pays furent touchés par les attaques et perdaient peu à peu du terrain. Des vagues d’orcs se joignaient aux créatures souterraines pour massacrer tout ce qui vivait. Sur Kutogawa, les samouraïs arrivaient tant bien que mal à repousser ces envahisseurs mais protéger toute la population relevait de l’impossible. L’attaque était parfaitement orchestrée et loin d'être attendue. Ce qui laissait place à une improvisation, au désavantage des fidèles d’Hylenor.
Après avoir observé la foi de ses fidèles en actions, la divinité sortit du silence. Pour venir en aide à ses croyants, il attribua la forme héroïque à trois d’entre eux. Un Neimadas, une humaine et une Konizan. Comme sur Eraltis, ces mortels possédaient désormais une espérance de vie allongée, des capacités de combat hors du commun et des facultés de sagesse bien au-delà de celles des samouraïs. Leur force et sagesse combinées permirent de repousser les attaques et de redonner au peuple sa foi en Hylenor. Ils furent aussi d’une grande aide pour la reconstruction à la suite de la guerre.
Déjà réputés pour leurs compétences de bâtisseurs hors pairs, avec le savoir d’un héros transmettant ses connaissances, les Neimadas s’apprêtaient à devenir la race experte en la matière. Leur ingéniosité s’amplifiait de jours en jours. Des villes se reformaient, présentant des défenses améliorées pour éviter que la situation ne se réitère.

Xia, un empire conquérant (155)

Les trois pays pansaient encore leurs plaies de l’attaque démoniaque, les peuples se remettaient tout juste du choc et pensaient à un répit bien mérité. Mais l’Empereur de Xia avait d’autres idées. L’abondance de Neimadas au sein de la population de l’empire avait permis une avancée rapide des travaux et une progression impressionnante. L’objectif de conquérir le Reokeri afin d’étendre les territoires et la domination de l’Empire furent fixés seulement 150 ans après la grande guerre.


La prise de Xunran (181)

« Des bateaux traversaient tous les jours pour alimenter en soldats l’île au centre de la mer intérieure, c’est comme cela que tout a commencé » raconte un moine dans un livre retrouvé il y a quelques siècles seulement. Les dirigeants de Reokeri savaient ce que leurs voisins préparaient. Ils furent obligés de laisser Xunran, la prisée, pour protéger le reste de leur population. Ils organisèrent des défenses faites d’embuscades. Les Konizans de la garde royale connaissaient les forêts de leur pays comme leur poche. Rendant la possibilité de tendre de nombreux pièges aux envahisseurs. Avoir Xunran était une chose, mais prendre tout un pays en était une autre. Et même si des villes comme Haneung ou Dongwang passèrent plusieurs fois sous le contrôle xian, il était très difficile de contrôler l’intégralité de Reokeri. Surtout quand on lutte face au dévouement des Konizans pour leur indépendance.
Cette vague d’attaques a beaucoup influencé ces deux villes. Cela explique l’architecture différente des autres cités de Reokeri, la culture et l’atmosphère si particulière. De nombreux soldats xians ont élu demeure à Dongwang, même après la fin des attaques. Certains pensent qu’il s’agit de familles d’espions envoyant des rapports réguliers à l’Empereur depuis des générations. Ils sont de ce fait assez mal considérés aujourd’hui encore.


La crainte des Maître (247)

De l’autre côté de Liuyen, le Shogun du Kotogawa était concerné par le comportement de son voisin l’Empereur. Craignant une attaque imminente, il envoya des espions. Cinq Neimadas furent choisis et formés pour une mission de renseignement. Ils reçurent un entraînement par les Maîtres du zen et des sabres. On nomma les disciples de cet art, les ninjas. Ils apprirent à manier différentes armes mais aussi à mentir et user de ruses. Dissimuler leur vraie identité était très important. Ils furent aussi contraints d’apprendre le xien et de reokois. Leur couverture serait qu’ils ont été faits prisonniers pendant la tentative d’invasion et qu’ils avaient été ramenés en esclaves pour travailler sur les chantiers des casernes de Karachum. Le Shogunat plaçait en eux tous ses espoirs, mais il n’avait pas encore de plan d’extraction. L’un d’entre eux allait devoir jouer le rôle de tôlier, il allait subtiliser l’identité d’un contremaître Xia. C’est lui qui serait chargé de la transmission des informations aux maîtres. Le plan se déroula comme prévu, pendant plusieurs mois, les cinq ninjas réussirent à avoir accès aux stratégies militaires de l’empereur. Ce dernier ne voulait pas attaquer Kotagawa pour une raison simple. Les samouraïs lui paraissaient impossible à vaincre. De plus, il avait une excellente considération pour la flotte du Shogunat et ne se sentait pas encore prêt à la vaincre.


La guerre Élémentaire (453 à 471 après les héros)

Le chaos (453)

Un phénomène d'une puissance incroyable s'est manifesté dans les plans supérieurs. Cela eut pour effet l'apparition de monstrueuses créatures correspondant aux éléments sur le plan matériel. Ces nouvelles formes de vies enragées répandaient mort et destruction partout où elles apparaissaient, aussi bien chez les serviteurs d'Hylenor que les viles créatures d'Ergaloroth. Semant le chaos elles furent appelées « les élémentaires ». Ils mirent fin à une économie florissante et un développement bien entrepris par chacun des pays de Liuyen. Pris d'une rage que personne ne pouvait contrôler, ils étaient imprévisibles. Les élémentaires de feu transformaient les forêts en charbon tandis que les élémentaires de terre produisaient séismes et glissements de terrain qui firent tomber villes et villages. Emportant avec eux des milliers de mortels. Personne n'était en sécurité, les élémentaires se matérialisaient n'importe où dans le monde et aucun sage ou moine n’arrivait à décrypter leur mystère. Créatures sans âme, primitives avec pour seul but la destruction, elles étaient en conflit permanent avec celle d’un autre élément. Ce qui donnait un peu de répit aux humains mais causait tout de même des dommages collatéraux.

Nouvelle vague : les Primordiaux (459)

Quelques années après l'apparition des premiers élémentaires, les Primordiaux firent leur apparition à leur tour. De géants élémentaires, dotés d'une puissance colossale au nombre de quatre : Uguns, le géant des flammes, qui apparut en Liuyen; Zeme, le Primordial de la Terre, apparu dans les Royaumes souterrains. Udens et Gaisa, Primordiaux de l'Eau et de l'Air agirent sur toute la surface de la Terre. Ils se vouaient eux aussi un puissant combat entre eux et leur magie destructrice frappait les mortels sans qu'ils ne puissent s'en protéger. Sur Liuyen, les Îles de feu représentent un mémorial d'un des combats entre Zeme et Uguns: L'île fut coupée en deux et un feu éternel continue de brûler sur sa surface. Les conséquences des actes des élémentaires ne s’arrêtaient pas et des manifestations de leur instabilité se répercutaient sur le plan matériel. En plus de devoir combattre les élémentaires, les mortels allaient maintenant souffrir d’événements météorologiques d'une ampleur destructrice : tornades de glace, raz-de-marée de flammes, des éruptions de terre… Ces épisodes furent de courte durée mais réduisirent la population à seulement un quart de ce qu’elle était avant l’apparition des créatures.

L’espoir de l’équilibre (473)

Erèbe et Luée, les Jumeaux de l’équilibre, firent leur apparition dans le plan matériel. Leur but était de mettre un terme au chaos et de redonner aux mortels un espace de vie normale. Partout où ils allaient, les élémentaires s'arrêtaient soudainement, avant de tomber en morceaux ou de disparaître. On raconte que dans les débris furent trouvés de nombreux fragments de runes. Transmis d’une génération à une autre par les chanceux, elles ne peuvent pas être utilisées pour semer le trouble. Les Primordiaux furent rappelés à leur tour dans leur plan respectif et leur mission accomplie, les Jumeaux de l'équilibre quittèrent le plan matériel.
Hylenor ne s'était pas arrêté de protéger ses serviteurs et de les aider à vaincre les élémentaires. Cependant, la foi de certains habitants de Liuyen se tournait désormais vers Erèbe et Luée. Voir de leurs propres yeux les jumeaux soumettre Uguns et Zeme sans le moindre effort fut responsable de cette nouvelle adulation. Même si le culte qu'il leur fut rendu ne fut que bref à l’échelle de l’histoire et s'arrêta plusieurs décennies après la fin de la guerre, une tradition basée sur l'équilibre et la paix avec les forces de la nature perdure toujours, gravée dans la mentalité des Liuyiens.

Reconstruction (480)

Le chaos qui a dévasté Liuyen fut sans précédent. Eraltis n’a pas autant souffert du déchaînement des Élémentaires et les 3 pays de l’Est du monde ont dû totalement se reconstruire. Un tel cataclysme demande beaucoup de temps pour permettre aux mortels de reprendre une vie normale. Des villes entières furent détruites, des régions rasées de la carte et des îles submergées par les eaux. Une plaie qui n’est toujours pas refermée à l’heure actuelle. De nombreuses ruines laissées par le passage des élémentaires sont toujours visible aujourd’hui.
Chaque pays a mis tous ses habitants à pieds d’œuvre pour se rebâtir. Ce qui instaura une paix et solidarité relativement longue sur le continent. La force et les facultés des Neimadas auront été mises à rude épreuve. Cette prospérité et stabilité a permis un boom économique conséquent, faisant évoluer les technologies.


Apparition des dragons (712)

Alors que les trois états sortaient la tête de l’eau et que les premières attaques de l’Empire de Xia sur Reokeri commençaient à reprendre, un nouveau phénomène particulier vint perturber les campagnes d’expansion de l’Empereur. Des dragons furent aperçus sillonnant le ciel de Liuyen. Crachant des flammes ardentes qui faisaient fondre n’importe quel mur ou métal sans le moindre effort. Beaucoup des maisons des liuyeniens les plus modestes étaient faites de bambou à cette époque et les incendies se propageaient à vive allure. Nichant dans les montagnes, les dragons représentaient une nouvelle menace pour le continent tout entier. Il fallait alors mettre une fois de plus ses désaccords de côtés et se serrer les coudes pour tenter de les vaincre. Or ce n’était pas dans les plans de l’Empereur des xians, pour qui la menace du ciel était de second ordre. Il décida de laisser ses soldats en poste et de continuer les combats. Furieux, le Shogunat envoya ses Maîtres et leurs meilleurs disciples en aide à Reokeri. Il envoya aussi sa flotte attaquer Xia depuis le flanc Ouest et détruisit tous les ports de la côte. L’empereur perdait du terrain et fut contraint de hisser le drapeau blanc. Le problème des dragons devenait la priorité. Chaque pays rassembla ses meilleurs combattants, mais aussi les hommes les plus rusés et agiles. Il fallait agir vite, ils ne disposaient que de quelques semaines, au cœur de l’hiver pour aller trouver les dragons dans leurs nids et tenter de les abattre. Ce ne fut pas une tâche aisée, les tempêtes de neige pouvaient être dévastatrices sur les plus hauts sommets et c’est malheureusement là que les dragons formaient leur nid. Souvent dans des grottes ou caves souterraines dont l’entrée pouvait être recouverte par la glace. La respiration des bêtes dégageait cependant une grosse quantité de vapeur d’eau qui remontait à la surface en s’infiltrant entre les roches, ce qui donnait un indice de présence fortement utile aux aventuriers. Les magiciens du Xia furent très utiles pour lutter contre les dragons. Il y avait l’un d’entre eux dans chaque équipe d’exploration.

Fléau de la fausse mort (943)

Le sort des mortels de Liuyen n’en finissait plus d’être menacé. Les traumatismes occasionnés au cours des siècles précédents avaient marqué les esprits. Mais cette succession d’événements tragiques reprenait de plus belle avec l’apparition du fléau de la fausse mort. Sans compter que sur cette partie là du monde, il a eu un impact bien plus ravageur que sur Eraltis.

Apparition (943)

Sur l’île la plus au Sud du Shogunat de Kutogawa, un phénomène très étrange s’est manifesté en l’an 943. Une famille de pêcheurs a dit avoir fait une étrange rencontre sur un fleuve, ils auraient vu des hommes à la peau de couleur blanche sur un navire. Curieux, ils sont allés à leur rencontre. Mais à bord du navire, plus de la moitié de l’équipage était mourant dans la cale. Les suppliant de leur venir en aide, les matelots ont effrayé les pêcheurs. Ces derniers ne comprenaient pas ce qu'ils disaient tant leurs paroles ressemblaient plus à des cris horrifiés. Les Kutogas ont pris la fuite avant d’être frappés par une violente tempête sans jamais revoir le bateau maudit. De retour en ville, ils sont allés trouver les maîtres du zen pour leur raconter leur curieuse expérience. Mais ces derniers ne les ont pas cru, pensant à une tentative d'Ergaloroth de semer la panique. Devant le déni des Maîtres, les pêcheurs se sont sentis humiliés et sont rentrés chez eux sans rien dire. Après plusieurs jours sans les apercevoir, les Maîtres se sont alors inquiétés et se sont rendus au domicile familial. Ils n’y ont trouvé que des cadavres en cours de putréfaction. Un médecin fut réquisitionné afin d’examiner les corps. Aucune trace de poison ni d’assassinat ne fut trouvée et le mystère planait quant à la cause de leur décès. La question de la véracité de la rencontre mystérieuse commença à se poser.

Propagation (944)

Ce n'était que le début. Petit à petit d’autres familles du village commencèrent à souffrir d’étranges symptômes. Dans la panique, des centaines d’habitants ont fuit pour les îles voisines. Certains se sont même rendu clandestinement sur les terres de l’Empire de Xia pour se protéger de l’épidémie. Mais il était trop tard, ils étaient déjà contaminés. La maladie ne s’arrêtait malheureusement pas à la mort. Après l’apparition des premiers lots de cadavres, les morts revenaient à la vie. Ils avaient la forme de morts-vivant, dégageant une odeur nauséabonde et erraient de jour comme de nuit. Lors de leurs déplacements, ils réveillaient et entraînaient avec eux les morts des décennies et siècles précédents. Le phénomène prenait de l’ampleur. Tuer une bonne fois pour toutes les morts-vivants était possible en atteignant leur cerveau. Mais ils étaient beaucoup trop nombreux. Par chance, un phénomène de résistance à la contamination touchait une partie de la population. Mais après avoir lutté contre les élémentaires et les dragons, voilà que les liuyeniens devaient combattre leurs ancêtres et proches décédés. L’aide des magiciens de Xia, bien que nécessaire ne permettait pas de neutraliser les revenants aussi vite que ce qu’ils se développaient. Certains des prodiges se voyaient même tomber au combat.

Les conséquences (999)

Le fléau de la fausse mort causa le décès de centaines de milliers d’habitants sur Liuyen. Il mobilisa tout le reste de la population pour lutter contre la propagation de ce dernier. Soldats et civils des 3 nations combattaient main dans la main. Seul quelques membres de la formation de magie du Xia étaient encore en vie. Leur mobilisation, du fait de leurs pouvoirs, fut plus importante dans la lutte contre le fléau. L’empereur se devait de respecter ses engagements et de rendre son arme secrète disponible. Les derniers magiciens furent jugés trop importants pour poursuivre le combat, et, à raison, furent placés en lieux surs. Ils pourraient poursuivre leur enseignement sur quelques enfants. Moins doué que les récentes générations certes, mais la préservation de ce pouvoir était primordiale. En plus de devoir lutter contre des milliers de morts revenus à la vie au comportement agressif, il fallait faire en sorte que les vivants qui mouraient ne se transforment pas. Pour cela, les liuyeniens firent la même chose que sur Eraltis, à savoir, enfoncer un clou dans le crâne du défunt afin de ne pas dénaturer davantage ce dernier. Cela requérait beaucoup de temps et d’investissement humain. Pour cela, on pouvait compter sur toutes les races de chacun des pays du continent. Neimadas et Konizans travaillaient ensemble dans la lutte pour la survie, malgré le passé difficile des deux races. Le fléau gagnait du terrain en dépit d’un engagement général important et bientôt la nourriture viendrait à manquer. Sortir hors des murs des villes devenait de plus en plus dangereux sans un escadron, l’agriculture se limitait à chaque lopin de terre à l’intérieur des villes fortifiées. Les orientaux n’avaient plus vraiment goût à la vie, ils survivaient. Les médecins tentaient désespérément de trouver des cures, mais sans succès. Le feu semblait repousser les créatures abominables mais il représentait aussi un risque élevé d’incendie incontrôlable, surtout en été. Les patrouilles de défense créaient toute sorte de pièges afin d’empêcher l’accès aux villes. Cela fonctionnait mais pour combien de temps ? Qu’arriverait-il en cas d’année de récolte catastrophique ?

L’espoir (1042)

Son nom était Nashio Saeji et il était le dernier espoir de sa nation. Navigateur expérimenté, fils d’un grand explorateur du Shogunat Kutogawa, il voulait croire en l’existence d’un monde ailleurs. Son père y avait toujours cru, il prévoyait même de partir avec lui avant d’être tué en luttant contre le fléau. Pour son peuple, son continent et surtout pour la mémoire de son père, Nashio prit la mer. Il voulait mettre le cap vers l’ouest et naviguer jusqu’à trouver une terre. Il fallut beaucoup de temps pour préparer son expédition, 5 ans au total. Le temps de trouver un bateau en état, d’accumuler de la nourriture et de monter un équipage assez fou pour braver les océans. Les Maîtres encouragèrent Nashio. Ils ne croyaient toujours pas en l’existence d’un autre peuple, mais presque cent ans avaient passé depuis le début du fléau. Les gens avaient besoin de quelque chose sur lequel se rattacher pour ne pas sombrer. En héros d’un continent tout entier, Nashio embarqua en septembre de l’an 1042. Après quelques semaines de navigation, il trouva des îles. Elles étaient suffisamment petites pour qu’il s’assure qu’elles n’étaient pas habitées, mais lui avaient permis de trouver de l’eau douce et des fruits. Avec son équipage restreint, constitué de son ami d’enfance Sujo et d’un vieux loup de mer de Reokeri, Jong, qui avait eu vent du projet et traversé deux pays pour rejoindre l’aventure, ils remettaient le cap vers l’inconnu. Au mois de décembre, Jong mourra dans son sommeil sans raison particulière. Les deux hommes organisèrent une cérémonie traditionnelle avant de faire en sorte qu’il ne revienne pas sous forme secondaire. Quelques jours après seulement, Sujo était souffrant. Il avait une grosse fièvre et semblait très faible. Nashio mis en œuvre tout ce qui était en son pouvoir pour essayer de sauver son ami. Jusqu’à donner ses rations d’eau à son compagnon. Mais il ne put rien y faire. Et Nashio se retrouvait seul à bord de son 3 mâts. Les journées semblaient interminables sur ce désert d’eau salée. Les vivres commençaient à s’amenuir sérieusement. Le capitaine se rationnait et petit à petit, se vidait de ses forces à son tour. Mais un beau matin, Nashio vit la terre ! Pour la première fois depuis de longues semaines. C’était l’Empire Central. Intelligent, le marin décida de longer la côte jusqu’à atteindre une ville. C’est ainsi qu’il arriva à Sacreport, capitale du Royaume de Gallie. Il n’en croyait pas ses yeux. Son père avait raison. Et les pêcheurs ayant contracté le fléau 100 ans plus tôt aussi. Il lui fallut du temps pour reprendre des forces et arriver à communiquer. Mais comme tout bon shogun qui se respecte, il était patient, malin et très respectueux ce qui lui valu d’être très bien considéré en Gallie. Le roi décida d’envoyer une patrouille de soldat avec Nashio pour vérifier ses dire et promit d’envoyer une grosse armée pour les aider si c’était le cas.

Le héro (1043)

En rentrant au petit port de pêcheurs d’où il était parti, à quelques dizaines de kilomètres de Yashibetsu, un an après son départ, Nashio fut acclamé en héros de la nation. Le Shogun l’avait reçu et décoré. Il avait peut-être sauvé la vie de tout un continent. Personne ne pourrait jamais le remercier assez. Mais ce n’est pas tout, il avait aussi prouvé l’existence d’un autre continent, d’autres cultures et terres à explorer. Grâce à lui, les deux continents pourraient même échanger des richesses et matériaux. Il était en quelque sorte le sauveur de Liuyen et fondateur des relations internationales. Sa statue est aujourd’hui présente dans la capitale du Shogunat et dans celles de Xia et Reokeri. Son visage orne les pièces de monnaie du Shogunat afin que les gens se souviennent de lui quoi qu’il arrive. Dans les mois qui suivirent, les galliens tinrent leur promesse et envoyèrent une armée. Plus tard, d’autres garnisons de soldats vinrent et le fléau put être diminué. Les dirigeants des trois pays envoyèrent richesses et trésors aux rois d’Eraltis pour les remercier. Les échanges entre les continents s’intensifièrent.


La grande Paix (1067)

Avec la diminution du fléau sur les deux continents, une Paix mondiale fut signée. Le rassemblement de Maaravie permit de mettre tous les dirigeants d’accord. Ce fut difficile pour l’Empereur de Xia, qui, comme ses prédécesseurs avait des envies de conquête. Mais la pression des autres pays était telle qu’il ne pouvait refuser. Les seules guerres qui pourraient avoir lieu seraient celles contre les forces du mal et les créatures d’Ergaloroth. Auquel cas, leur union permettrait d’en venir à bout rapidement. Commerce, prospérité et harmonie étaient devenus les maîtres mots de l’avenir du monde.


Reconstruction (1070)

Les habitants de Liuyen, bien qu’habitués, se lançaient dans une énième reconstruction de leurs pays respectifs. Ce fut long et douloureux, surtout que le fléau n’était toujours pas totalement éradiqué. Mais la motivation était présente. Des temples furent érigés en l’honneur de Nashio pour sa grande sagesse et son courage. Son aura fut bien plus forte que celle des Jumeaux de l’équilibre, et aujourd’hui encore, de nombreux shoguns, xians et reokeriens continuent d’implorer Nashio Saeji.

Des avancements techniques (1125)

Ces décennies de paix avaient permis à Liuyen de reconstruire ses murs, ses fermes, ses maisons et surtout l’esprit de ses habitants. Ne plus vivre dans la crainte et le désespoir leur permettait de se focaliser sur autre chose. Ainsi, les domaines techniques comme la médecine, l’architecture, l’agriculture et l’armement connurent des progrès immenses. La création d’une manipulation magique plus avancée, basée sur le savoir et la maîtrise des éléments par les mages Xia, conféra des compétences particulières dans chacun des domaines et permit aux plus sages de réaliser de très grandes choses. C’était une découverte d’un Konizan, qui avait dévoué de nombreuses années à la manipulation de différentes formes de magie. Appliquée sur les Neimadas, elles permirent d’arriver à des résultats surprenant en construction et en forge.
Les temples fleurissaient partout, ils se construisaient vite et le niveau technique de la réalisation impressionne encore de nos jours. Les médecins ayant accès à cette forme de magie guérissaient de nombreux cas jugés désespérés par le passé. Ils progressaient même sur le fléau mais aucune magie assez puissante n’avait encore été trouvée.

Présent (1205)

Liuyen dut rendre la pareille à Eraltis lorsqu’Ergaloroth a voulu perturber le calme et la sérénité. Il envoya des vagues de sbires sur l’Empire Central pour tenter de le conquérir. Pour prouver sa bonne foi et son engagement, les trois dirigeants de Liuyen envoyèrent de nombreux hommes aider leurs nouveaux alliés.
Les tentatives de corruption du mauvais se multipliaient mais tous les dirigeants tenaient bon. Les récentes avancées magiques continuent de porter leurs fruits. Les soldats arrivent à conserver les créatures mécréantes dans les terres arides. Mais cela nécessite une mobilisation humaine importante et une préparation de défenses solides au cas où ils arriveraient à passer. Les avancées magiques de santé ont enfin permis de faire disparaître le fléau, même à Liuyen, Un soulagement énorme pour ses habitants. Les navires qui ornent le pavillon de Nashio et partent explorer les océans se multiplient.